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Tamgho dit non aux JO

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Le triple sauteur français a annoncé ce lundi qu’il renonçait à disputer les JO de Londres. Victime d’une excroissance osseuse suite à sa fracture de la cheville droite, il a subi une opération bénigne le 4 juin et doit se faire réopérer.

L’athlétisme français comptait sur Teddy Tamgho pour remporter une médaille aux JO de Londres ? Il devra patienter au moins quatre ans de plus. Lundi, le recordman du monde de triple saut en salle (17,92m) a annoncé qu’il faisait une croix sur la compétition phare de l’année. La faute à une cheville trop douloureuse. Le Parisien s’est fait opérer le 4 juin d’une excroissance osseuse consécutive à une fracture de la cheville droite, déjà opérée en juillet 2011. Il a choisi de repasser sur le billard prochainement. Histoire de reculer pour mieux sauter : « J’avais le choix entre essayer les méthodes de mon chirurgien ou me faire opérer et être tranquille pour la suite, explique-t-il. J’ai choisi cette deuxième option pour revenir en forme en 2013. C’est une décision qui n’a pas été prise à la légère. Même si j’arrivais à tout faire lors des entraînements, la douleur me gênait. Je ne voulais pas arriver aux Jeux avec cette douleur. J’en ai parlé à tous mes proches. Ils m’ont dit que c’était une décision assez sage. »
Les paroles de Ladji Doucouré, victime d’une blessure semblable en Espoirs, ont aussi pesé. « Il m’a dit : « Si tu peux te faire opérer, fais-le maintenant, tu seras tranquille ensuite. » Son conseil a pesé dans ma décision », confie le champion du monde en salle 2010.

Tamgho : « Encore 10 ans de carrière devant moi »

En dépit d’une saison blanche marquée également par une suspension de six mois avec sursis suite à une grave altercation avec une autre athlète, Teddy Tamgho n’est pas abattu. Il rate les JO ? « Mon coach (Ivan Pedroso, ndlr) les a loupés en 1996 alors qu’il était favori (du concours du saut en longueur), mais de 1997 à 2002, il a remporté neuf titres mondiaux et le titre olympique (2000), argumente Tamgho. Je garde l’envie, la faim. Ce n’est pas une grosse opération. J’avance, j’ai 22 ans. Je suis très jeune. Si je n’ai de problème, j’ai encore 10 ans de carrière devant moi. Ce serait bête de gâcher trois-quatre années pour un petit problème. J’ai du temps. Il ne faut pas le gaspiller. » Vendredi, il soufflera d’ailleurs ses 23 bougies. « Si vous voulez m’envoyer quelques messages… », suggère-t-il en rigolant. Preuve que le moral est bon.

Aurélien Brossier avec RP