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24 Heures du Mans : et à la fin, c’est encore Audi qui gagne

Kristensen-Duval-McNish

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Grâce à l’Audi n°2, la firme allemande a signé ce dimanche son quatrième succès consécutif aux 24 Heures du Mans, son 12e au total, au terme d’une 81e édition endeuillée par le décès tragique du Danois Allan Simonsen. Mais attention à Toyota, un dauphin ambitieux.

Il n’y a pas eu de grands sourires, de grands éclats de rire ou de manifestations de joie débordantes au moment de prendre la parole ce dimanche, à l’issue des 24 heures du Mans. Mais de la fatigue, apparente sur le visage des vainqueurs et des vaincus, de la satisfaction, quand même, et une certaine part de tristesse. L’un des trois vainqueurs du jour sur l’Audi n°2, le Français Loic Duval, a bien évidemment pensé au décès du Danois Allan Simonsen, une heure seulement après le début de la course samedi. « Ça n’a pas été un week-end fantastique avec la perte d’un pilote, confie-t-il. C’était un papa, un mari. Il y a une certaine retenue à avoir par rapport à cette situation. »

Cette 81e édition des 24 heures du Mans, celle du 90e anniversaire, restera donc à jamais endeuillée par la perte d’un de ses participants. L’histoire retiendra également la 12e victoire du constructeur allemand, la quatrième consécutive, malgré la pluie et les 11 interventions du safety car. « Je me souviens d’un moment, l’année dernière, avec Tom, dans le parc fermé, où il m’avait dit que ce serait bien qu’on fasse équipe, explique Loïc Duval, qui a rejoint la firme allemande pour sa culture de la gagne. Cette année, on est ensemble et on gagne la course, avec Allan et Tom. » Tom, c’est Tom Kristensen, ce Danois de 45 ans de plus en plus intouchable recordman de ces 24 heures du Mans, avec neuf sacres désormais dans la Sarthe.

De Chaunac (Toyota) : « L’année prochaine, ce sera dur pour Audi »

Audi sourit. Toyota aussi. Deuxième avec la n°8, le constructeur japonais s’est battu jusqu’au bout. Sans connaître le moindre pépin, ce que voulait retenir Stéphane Sarrazin. « On est encore juste au niveau de l’expérience, concède le Français. On n’était pas sûr d’être fiable tout le week-end. On a tout fait pour aller chercher les Audi. Elles étaient juste un peu trop rapides pour nous. On est à la place où on doit être. » De bon augure pour l’année prochaine. Car Toyota, « qui était venu pour gagner » dixit Sebastien Buemi, est bien décidé à réduire encore l’écart. Et détrôner l’ogre allemand.

« Je pense que l’année prochaine, ce sera dur pour nos voisins du dessus, prédit même le directeur sportif de Toyota, Hugues de Chaunac. C’est comme aux Jeux Olympiques, quand vous avez la médaille d’argent, il ne reste plus que la médaille d’or à avoir. C’est la plus dure mais c’est la plus belle. » La concurrence de Toyota n’effraie pas Audi. Ni le grand retour de Porsche (16 victoires au Mans) l’année prochaine. Au contraire. « Il y a un nouveau règlement qui va bien avec nos idées, avec une motorisation qui est très orienté vers le futur, explique le patron d’Audi Wolfgang Ulrich. L’efficacité va être la base du règlement. Un cousin, Porsche, va revenir dans cette course, ce qui rendra la bagarre encore plus grande. Mais c’est la compétition qu’on aime. Je pense que l’année prochaine sera très intéressante. » On en salive d’avance…

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