RMC Sport

Alonso frappe d’entrée

Première course sous les couleurs de Ferrari et premier succès pour l'Espagnol, dimanche au Bahreïn.

Première course sous les couleurs de Ferrari et premier succès pour l'Espagnol, dimanche au Bahreïn. - -

Fernando Alonso a signé hier sa première victoire au volant d’une Ferrari, dès le Grand Prix d’ouverture de Bahreïn. La Scuderia signe même un doublé grâce à Felipe Massa.

Fernando Alonso et Ferrari n’ont pas tardé à garnir leur corbeille de mariage. Une seule course a suffi au Taureau des Asturies pour signer son premier succès en rouge, la 22e de sa carrière. Troisième des qualifications, le double champion du monde (2005, 2006) a posé un premier jalon dès le départ, grillant la politesse à son coéquipier Felipe Massa pour se caler dans le sillage du poleman Sebastian Vettel. Il a ensuite profité d’un souci d’échappement sur la Red Bull de l’Allemand pour porter l’estocade à quinze tous de la fin. Des soucis qui ont également permis à Felipe Massa et Lewis Hamilton (McLaren) d’éjecter le malheureux Vettel au pied du podium.

Seule équipe présente sans discontinuer depuis le premier championnat du monde de F1 en 1950, la Scuderia s’offre ainsi le 80e doublé de son histoire, pour un total de 211 victoires. Deux records auxquels Michael Schumacher a pris une part prépondérante au cours de sa décennie passée dans l’écurie de Maranello. Un ex-Baron rouge désormais paré d’argent, qui a observé d’un peu loin la réussite de son ancienne équipe.

Schumacher : « Ce n’est que le début »

De retour après trois ans de retraite, le septuple champion du monde, 41 ans, a placé sa Mercedes au sixième rang sur le circuit de Sakhir. Soit une place de mieux qu’en qualifications mais une de moins que son coéquipier et cadet de 17 ans, Nico Rosberg. Déjà contraint de se faire un prénom, le fils du champion du monde 1982 Keke Rosberg confirme qu’il ne compte pas rester dans l’ombre de la légende « Schumi ». Au point de se frotter à lui dès le départ. « C’était un petit peu chaud mais rien de sérieux, sourit Schumacher. Quant au résultat, il est à la hauteur de ce qu’on pouvait espérer. Ce n’est que le début. Après trois ans d’absence, c’est naturel de devoir retrouver ses marques dans une nouvelle équipe. » Le Kaiser a en plus la satisfaction de devancer le champion en titre Jenson Button (McLaren), septième.

Les trois nouvelles écuries ont de leur côté confirmé leurs immenses difficultés. Alors que les deux Virgin et les deux Hispania ont jeté l’éponge avant la mi-course, seuls le Finlandais Heikki Kovalainen et l’Italien Jarno Trulli ont vu le drapeau à damiers à bord de leur Lotus. Mais à des années-lumière du maestro Alonso.

S.C. avec A.A., à Bahreïn