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Bianchi-Grosjean, un baquet pour deux

Romain Grosjean (c) et Jules Bianchi (d), ici à Imola en mars 2011, brillent en GP2  pour décrocher un siège en F1

Romain Grosjean (c) et Jules Bianchi (d), ici à Imola en mars 2011, brillent en GP2 pour décrocher un siège en F1 - -

Avec trois Français en GP2, antichambre de la F1, la France pourrait avoir un pilote dans la catégorie reine en 2012. Romain Grosjean et Jules Bianchi sont les mieux placés, mais il ne devrait pas y avoir de la place pour tout le monde.

« Je suis de retour dans un paddock de F1, la prochaine étape, c’est d’avoir un siège. » A l’image de Romain Grosjean, troisième pilote chez Lotus Renault GP, la France est bien partie pour retrouver un représentant en Formule 1 en 2012. Le Championnat de GP2, antichambre de la Formule 1, compte trois représentants tricolores : Charles Pic, Romain Grosjean et Jules Bianchi. Le premier, qui n’a que 21 ans, devra encore patienter, mais les deux autres frappent à la porte de la catégorie reine.
Le Franco-suisse Romain Grosjean a déjà goûté à la Formule 1 en courant sept courses en 2009 sous les couleurs Renault. Une pige qui n’est pas restée dans les mémoires. Successeur de Nelson Piquet Jr, Grosjean a trouvé un baquet alors que l’écurie française prenait de plein fouet le scandale du « Singapourgate ». Aujourd’hui, Grosjean est 3ème pilote de l’écurie Lotus Renault GP et fait partie de Gravity, filière de formation de l’écurie britannique. Au sein de l’équipe dirigée par Eric Boullier le retour de Grosjean figure au rang des priorités.
A Barcelone, il a eu l’occasion, tout comme Nicolas Todt, agent de Bianchi, de discuter avec Eric Besson, ministre de l’Industrie. Il a également eu rendez-vous au cabinet du premier ministre François Fillon, passionné de sports automobiles, pour demander l’aide de la France. Todt avait également plaidé la cause de son poulain un peu plus tôt.
Car l’argent est le principal problème des pilotes français. « Les constructeurs sont partis, aujourd’hui on a des écuries privées qui ont besoin de fonds, clame Grosjean. J’espère un soutien de la France pour revenir en tant que pilote français en F1. » Difficile de rivaliser avec des pilotes comme le Mexicain Sergio Perez ou le Vénézuélien Pastor Maldonado, proche du président Hugo Chavez.

Heidfeld voit Grosjean dans son rétroviseur

Grosjean et Bianchi sont donc rivaux pour un baquet en F1... Cela ne les empêche pas de travailler. Bianchi fait beaucoup de simulateurs à Maranello, siège historique de la Scuderia. Une situation que le jeune Français aimerait voir déboucher sur un siège en F1, y compris dans une petite écurie car « le but c’est d’être en F1 ». « Si je n’arrive pas l’année prochaine, ça commencera à être compromis, je ne peux pas rester en GP 2 indéfiniment », admet-il. Grosjean aurait des touches : quatre écuries se seraient renseignées. Si l’Allemand Nick Heidfeld, remplaçant de Robert Kubica après son accident, n’améliore pas ses performances, Lotus Renault GP pourrait aussi se tourner vers le Franco-suisse, même si cette solution n’est pas à l’ordre du jour.

Louis Chenaille (avec A.A. à Monaco)