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Bourdais : « Du poker »

Le pilote français a terminé dixième du Grand Prix de Malaisie.

Le pilote français a terminé dixième du Grand Prix de Malaisie. - -

Alors que seuls 33 des 56 tours du Grand Prix de Malaisie ont pu avoir lieu en raison de la météo plus que capricieuse à Sepang dimanche, Sébastien Bourdais pestait contre l’organisation. Le pilote français de Toro Rosso estimait même que la course aurait dû repartir.

Sébastien Bourdais, quel Grand Prix…
Il y en a un ou deux comme ça dans l’année en général. Bon, c’est vrai que là, c’est tôt dans la saison (rires). C’est un peu frustrant puisqu’on ne décide pas trop de ce qu’on fait. On ne se retrouve pas toujours avec les bons pneus. Pas à cause de la décision de l’équipe, mais de la météo qui n’évolue pas comme elle est annoncée. Au bout du compte, c’est du poker.

On a vu Mark Webber faire le tour des pilotes sans doute pour les convaincre de ne pas repartir. Qu’en avez-vous pensé ?
Ça aurait dû repartir pour dix minutes à la fin. Mais il était quatrième à ce moment là. Il devait être content d’en rester là (sourire).

Ce n’est quand même pas une décision contestable…
Il fallait arrêter, c’est sûr. La seule question était de savoir s’il fallait repartir ou pas.

Comment ?
Même avec la limite des deux heures, il y avait les moyens de faire en sorte que ce soit « roulable ». On aurait peut-être fait deux ou trois tours derrière le « safety car » avant qu’il nous relâche, mais ça n’aurait pas fini après quarante minutes d’attente sous le drapeau rouge. Même pour les spectateurs, c’est moyen.

Et pourtant, il y a souvent des averses dans la région…
On a eu des averses toute la semaine à des heures différentes. On sait que l’après-midi, il pleut. Le drapeau rouge compte malgré la règle des deux heures. Or après sept heures, il fait nuit, ce n’est pas judicieux. Ça tronque la course.

Recueilli par Guillaume Navarro à Sepang