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F1 : Grosjean en enfer, Bianchi aux anges

Jules Bianchi, à bord de sa Marussia, a réussi ses débuts

Jules Bianchi, à bord de sa Marussia, a réussi ses débuts - -

Seul Français dans les points, Romain Grosjean était pourtant le plus déçu des quatre Tricolores en lice en Australie. Les vraies satisfactions du jour sont d’ailleurs à mettre au crédit de Jean-Eric Vergne et Jules Bianchi, parfait pour ses grands débuts en F1.

Romain Grosjean, la déception (10e)

En tant que tel, son résultat est déjà décevant. Huitième au départ, Grosjean semblait en mesure d’aller chercher bien mieux qu’un petit point, dans l’Albert Park de Melbourne. Mais la victoire de Räikkönen, son coéquipier chez Lotus, rend sa dixième place encore plus amère. Le Finlandais a prouvé que la monoplace pouvait être aussi fiable que rapide, au-delà même des espérances de l’écurie britannique. Seulement le Français, visiblement victime de soucis techniques, n’a pas bénéficié d’une voiture aussi performante. « C’est une catastrophe de mon côté, confiera-t-il. La voiture ne marchait pas du tout, surtout sur les trois premiers relais. Je ne sais pas ce qui s’est passé. On a dû tout changer à bord, la partition de freins, le différentiel… Il faut voir s’il n’y a pas une pièce qui a cassé ou quelque chose ». Le sacre de Räikkönen lui laisse au moins le droit d’espérer qu’il pourra, à terme, se mêler lui aussi à la lutte pour les premières places. Pourquoi pas en Malaisie, dans une semaine…

Jean-Eric Vergne, l’espoir (12e)

Il a souhaité, très fort, que la pluie s’invite au-dessus de la piste. Particulièrement à l’aise sur circuit humide, comme il l’a rappelé en qualification, Vergne savait avoir un coup à jouer en cas de nouvelles averses. Malheureusement pour lui, les quelques gouttes tombées ce dimanche étaient insuffisantes pour lui permettre de s’exprimer au mieux. Malgré tout, le pilote Toro Rosso a livré une course pleine, échouant aux portes des points après avoir signé plusieurs tours de haut niveau. De bon augure. « C’est dommage de finir si près des points, assure-t-il. Il m’a manqué très peu pour finir dans les points. A la fin, j’avais les pneus très usés et j’ai commis une petite erreur. On est déçus, mais ça prouve qu’on a une bonne voiture et qu’on visera des points à toutes les courses. On part avec beaucoup d’espérances pour les prochains Grands Prix ».

Jules Bianchi, le bon élève (15e)

L’objectif avoué était de finir la course. Au final, Bianchi fait même mieux que ça, avec une 15e place plus qu’honorable pour le premier Grand Prix de sa jeune carrière. En terminant devant Max Chilton, son coéquipier chez Marussia, mais aussi devant les Caterham, il remplit pleinement son contrat et s’offre des débuts réussis dans le grand bain. « On voulait surtout terminer la course, s’est réjoui le pilote de 23 ans. J’ai vraiment essayé de rester sur la piste. Le premier tour s’est passé sans embûche. Ensuite, ça s’est bien passé. Au final, je suis très content. Je tiens à remercier l’équipe parce qu’ils ont fait un bon travail. On a bien progressé. J’ai clairement pris du plaisir. C’était mon premier Grand Prix. Rester autant de temps dans une F1, c’est quelque chose de magique. »

Charles Pic, le minimum syndical (16e)

Il n’avait bien sûr pas les moyens de lutter pour figurer dans les points à l’arrivée. En terminant le Grand Prix, en plus mieux classé que son coéquipier chez Caterham (van der Garde, 18e), Pic s’est assuré un bilan à peu près satisfaisant. Lui qui lutte à son échelle n’a toutefois pas pu faire mieux que le rookie Bianchi (15e), alors que les Marussia font figure d’adversaires principales dans cette lutte pour les places d’honneur en bas de tableau. Revanche en Malaisie ?

Alexis Toledano (avec A.A. à Melbourne)