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Fillon donne son feu vert pour le GP de France

Le circuit du Castellet

Le circuit du Castellet - -

François Fillon, le premier Ministre, a donné son feu vert pour l’organisation d’un Grand Prix en France, au Castellet, à partir de 2013, en alternance avec la Belgique. Les négociations avec Bernie Ecclestone peuvent commencer.

Voilà un coup d’accélérateur qui est le bienvenu pour les amateurs français de Formule 1. Le dossier du Grand Prix de France pour la saison 2013 - en alternance avec le Grand Prix de Belgique - est en passe d’être finalisé. A l’issue d’une réunion interministérielle tenue à Matignon jeudi dernier en présence des ministères les plus importants (écologie, sport, intérieur, budget), les services du premier Ministre, François Fillon, ont donné leur feu vert pour le principe de création du GIP (Groupement d‘intérêt public). Une avancée significative puisque cela assure un budget et un statut de personnalité morale. Soit deux éléments incontournables pour débuter les négociations avec Bernie Ecclestone, le détenteur des droits commerciaux de la F1, en présence de qui une réunion informelle a déjà eu lieu.

Le bouclage du dossier va débuter dans les prochains jours avec déjà quelques certitudes. Au niveau régional, le département du Var a donné son accord pour participer au GIP. Logique, puisque le Grand Prix de France a vocation à s’installer dans le département sur le circuit du Castellet. Reste encore quelques détails à régler avec le département des Alpes-Maritimes. Renault devrait également avoir sa part dans l’organisation, malgré le refus de l’écurie française de revenir dans les paddocks comme l’aurait souhaité Gilles Dufeigneux, délégué interministériel aux grands événements sportifs. Ce dernier est également l’un des meneurs de ce projet qui s’est toujours articulé autour des axes : un pilote français / un Grand Prix en France / une équipe française.

Un calendrier serré avec les élections présidentielles

Si la partie française se dit « en ordre de marche » et se montre confiante, les regards se tournent désormais sur la partie belge qui doit, de la même façon, valider ce projet assez impopulaire. Comme en France, les patrons du Grand Prix de Spa doivent avoir l’aval du gouvernement wallon pour débuter les négociations. Selon nos informations, ce n’est toujours pas le cas. Aucun rendez-vous n’a pour le moment eu lieu entre le patron de la société Spa Grand Prix, Etienne Davignon, et les représentants du gouvernement de Wallonie. Une étape obligatoire pour connaitre l’enveloppe allouée à l’organisation d’une course en alternance.

Alors que la Corée du sud débourse, chaque année, 40 millions d’euros et la Chine 30 millions, les organisateurs des Grand Prix de France et de Belgique (qui déboursent 18 M€ pour le GP de Spa) sont incapables de mettre sur la table les sommes des Grands Prix asiatiques. L’addition devra être divisée au moins par deux. Les deux parties savent qu’il faut aller vite. Elles sont notamment pressées par les échéances électorales françaises.