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GP d'Australie - Vettel donne déjà le ton

Sebastian Vettel

Sebastian Vettel - -

Sebastian Vettel s’est imposé en patron pour décrocher la pole position du Grand Prix d’Australie. Il s’élancera devant son coéquipier Webber et le Britannique Hamilton (Mercedes), ce dimanche à 7h (heure française). Grosjean est 8e.

On ne l’avait pas forcément vu truster le meilleur temps à l’issue de la Q1. Ni en Q2 d’ailleurs, toutes deux dominées par l’Allemand Nico Rosberg (Mercedes). Mais au moment de sortir du bois, à l’instant où il fallait se montrer et s’imposer pour décrocher la pole position, le patron a parlé. Tout en finesse et en discernement, démarrant la séance, disputée sur une piste mouillée, en pneus intermédiaires, avant de finir en Q3, sur un tracé quasiment sec, avec les pneus adaptés.

Sebastian Vettel, après avoir été titillé quelques minutes par Lewis Hamilton, a signé le temps de référence (1’27’’407), devant son coéquipier Mark Webber et… Hamilton. « Les Red Bull vont très vite, reconnaissait le Britannique, qui a repris cette saison le baquet laissé vacant chez Mercedes par Michael Schumacher. Mais ça fait du bien d’être dans le coup d’entrée de jeu. »

Grosjean : « On aurait pu faire mieux »

Encore faudra-t-il le prouver sur la durée, dans quelques heures… face aux Red Bull, à un Mark Webber jamais aussi bien placé dans sa carrière à Melbourneque ce dimanche (« Un gros pourcentage du travail est fait ») et à un Sebastian Vettel à l’appétit encore bien aiguisé cette saison, et que les reports en cascade de la Q2 et de la Q3 n’ont pas perturbé. « Mark est 2e. C’est un parfait résultat pour nous, a glissé en conférence de presse « Baby Schumi », auteur de la 37e pole position de sa carrière. C’est une bonne manière de débuter la course. Mais elle sera longue. Je ne sais pas ce qui se passera cet après-midi (ndlr, ce dimanche à partir de 7h, heure française) mais c’est mieux que prévu. »

Tandis que Nico Rosberg (6e) s’élancera en troisième ligne aux côtés du vice-champion sortant, Fernando Alonso (Ferrari), Romain Grosjean (Lotus Renault), mieux loti que Jean-Eric Vergne (Toro Rosso), éliminé en Q2, est 8e et partira sur la même ligne que son équipier Kimi Räikkönen. Avec une certaine pointe de déception. « On n’a pas été les rois du pétrole sur la stratégie, juge le Français. On a eu un seul tour en pneus secs sur la piste. Ce n’était pas une qualification facile. On est dans le Top 10, ça c’est le côté positif. On aurait pu faire mieux. »

A.D