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GP d'Espagne : Rosberg persiste et signe

Nico Rosberg

Nico Rosberg - -

Comme trois semaines plus tôt à Bahreïn, c’est Nico Rosberg qui s’élancera en pole position, dimanche du GP d’Espagne (14h). L’Allemand devance son équipier Lewis Hamilton et le triple champion du monde, Sebastian Vettel. Fernando Alonso (5e) et Romain Grosjean (7e) sont en retrait.

Rosberg, encore lui

Un tour exceptionnel et… le tour est joué. En claquant, peu après la fin du chrono, sa boucle du circuit de Montmelo en 1’20’’718, l’Allemand a frappé un joli coup, de la même veine que celui réalisé trois semaines auparavant, à Bahreïn. Rosberg aux avant-postes, Mercedes, qui place là pour la 3e fois consécutive cette saison un de ses pilotes en pole position, a de quoi se frotter les mains. Doublement puisque Lewis Hamilton accompagnera son jeune collègue en première ligne. Reste à savoir si cette belle performance aura une durée de vie dimanche sur le circuit catalan.

La gestion des pneus sera déterminante, surtout avec les ogres Sebastian Vettel (3e) et Kimi Räikkönen (4e) en embuscade. Et Rosberg, 9e finalement à Bahreïn, n’est pas dupe. « On doit rester prudent après ce qu’il s’est passé à Bahreïn, confie l’Allemand. Même si on s’est amélioré, on va sûrement avoir encore des difficultés pendant la course. Cette pole, c’est bien mais à prendre avec précaution. » Mercedes pourra toujours s’accrocher à cette statistique : sur les 21 derniers GP d’Espagne, 17 des vainqueurs s’étaient élancés… en première ligne.

Vettel en chasseur

Le triple champion du monde et actuel leader de l’exercice 2013 ne se formalise pas de sa 3e place. Comme souvent dans son discours, « Baby Schumi » est déjà focalisé sur la journée de dimanche. Et le grand oral. « Je suis content de ma performance du jour, confie Vettel. Il est vrai qu'ici, la pole position est très importante. Mais j'essaierai de faire mentir les statistiques. » Il pourra sûrement compter pour cela sur la dégradation importante que subiront les pneus dimanche en piste (« tout tournera autour de ça », selon lui) et sur la meilleure gestion de ce facteur chez Red Bull que chez Mercedes. Et avec Kimi Räikkönen à ses côtés, Vettel aura le loisir de surveiller son principal rival au classement général. Leur duel, une nouvelle fois, s’annonce donc dantesque.

Alonso et Ferrari en retrait

Très en vue lors des essais libres (Alonso devant Massa en 1, Alonso derrière Vettel en 2 et Massa devant Grosjean en 3), la Scuderia s’est montrée plutôt discrète en qualifications. Longtemps dans le coup pour aller décrocher la pole position, Fernando Alonso a finalement dû se contenter de la 5e place. Le natif d’Oviedo n’a pas manqué du soutien du public samedi, tout au long de la séance de qualification. Mais cela n’aura pas suffi. La vérité du vendredi n’aura pas été celle du samedi pour Alonso. Lui aussi observera avec attention la dégradation des pneus chez les deux Mercedes pour s’inviter à la table du duel programmé entre Vettel et Räikkönen. Sans cela, il sera très compliqué pour l’Asturien, qui n’a plus gagné chez lui depuis 2006 (époque Renault), de remporter son premier Grand Prix d’Espagne sous la bannière Ferrari. « Je suis certain qu’on sera présent, la course va être longue et il y aura une forte dégradation des pneus, positive-t-il. Si on est prêt à saisir une opportunité, je suis sûr que le résultat sera excellent. »

Grosjean dans les clous

Septième à l’issue de la qualification puis sixième, grâce au déclassement de Felipe Massa, sanctionné de trois places pour avoir gêné Mark Webber en Q2, Romain Grosjean est lui aussi en embuscade. Le pilote Lotus sait également bien gérer ses pneumatiques. Une donnée qui devrait lui permettre de recoller aux places de tête si les Mercedes ne tenaient pas le rythme en course. Si le circuit de Montmelo ne favorise pas le dépassement, le Français, qui a fait preuve de patience jusque-là cette saison, devra compter sur ses choix stratégiques. Et un brin de chance pour s’inviter sur le podium. « On va essayer de faire quelque chose, c’est certain mais ce n’est pas Bahreïn pour dépasser, confirme l’intéressé. C’est comme ça, il fallait passer le virage numéro 1. On ne va pas se mentir, demain la dégradation des pneus sera déterminante, ça sera la clé cette saison. » Ce brin de chance que n’a pas eu Jean-Eric Vergne, 12e, éliminé aux portes de la Q3. Vingtième, Jules Bianchi (Marussia) fait mieux que son équipier, Max Chilton. Surtout, il termine devant la Caterham de Charles Pic (22e).

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A.D