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GP Malaisie, la course de l’extrême

Mark Webber en 2012

Mark Webber en 2012 - -

Des températures au-dessus de 30°C, un taux d’humidité flirtant avec les 80%. En Malaisie, les pilotes sont confrontés à des conditions climatiques extrêmes qui rendent ce Grand Prix (dimanche à 9 h) à part dans la saison.

C’est l’un des Grands Prix les plus difficiles de la saison. C’est peu dire que les 56 tours du circuit de Sepang, en Malaisie, sont éprouvants. Et pour cause. Dimanche, près de Kuala Lumpur, la chaleur dépassera les 30 degrés. « A l’intérieur de la voiture on ne ressent pas beaucoup d’air », témoigne le Français Romain Grosjean (Lotus). Mais au-delà des températures très chaudes que l’on peut retrouver aussi à Bahreïn ou Abu Dhabi, il y a aussi un taux d’humidité hors norme, de près de 80%.

Pour se familiariser avec ce climat si particulier, les pilotes ont fait l’impasse sur leurs trois jours de repos, en début de semaine, pour prendre leurs quartiers en Malaisie dès lundi (mardi au plus tard). Pour la plupart d’entre eux, ils avaient un programme physique à respecter. Fan de cyclisme, Fernando Alonso, vainqueur ici l’an passé, s’est ainsi offert plusieurs tours de circuit à vélo. « Mais le job le plus dur, c’est pour les mécanos, coupe Jean-Eric Vergne (Toro Rosso). Ils n’ont pas eu le temps de récupérer du week-end à Melbourne et ils enchaînent sur les voitures jusqu’à 1 heure du matin ! Et en plus, il n’y a pas de vent dans le garage... »

Les pilotes perdent trois kilos pendant la course !

Si le Français pense à son équipe, sur la piste et surtout dans le baquet, lui et les autres pilotes vont en suer. « On est dans des conditions extrêmes, insiste Jean-Charles Piette, médecin de la Fédération Internationale d’Automobile (FIA). Il y a des risques de déshydratation. Les pilotes perdent trois kilos voire davantage pendant la course. Les arrêts sont trop brefs pour pouvoir boire ou changer de bouteille. »

Bien s’hydrater est pourtant le mot d’ordre durant tout ce week-end en Malaisie. « Mais les gourdes à bord des voitures sont tout de suite très chaudes, sourit Romain Grosjean. Du coup, boire devient compliqué. » Sauf… « Sauf si on aime le thé, plaisante Jules Bianchi (Marussia). Quand on a soif, on boit, même si l’eau est chaude. » L’eau pourrait aussi être présente en abondance dans le ciel malaisien. Car l’autre particularité des lieux, c’est la pluie. Elle tombe en trombe, presque tous les jours en fin d’après-midi. Ce déluge a d’ailleurs souvent perturbé les GP de Malaisie. Et si c’était encore le cas dimanche ?

Aurélien Brossier avec AA