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Grosjean : « Il y a des moments où il faut faire des choix »

Romain Grosjean

Romain Grosjean - -

EXCLU RMC Sport. Même après avoir inscrit ses premiers points en Espagne, Romain Grosjean est conscient que sa Lotus ne peut pas lui permettre de viser haut à Monaco. Ce qui pourrait pousser le Français à un départ la saison prochaine.

Romain, êtes-vous confiant pour ce Grand Prix de Monaco ?

On va tout faire pour que ça se passe bien. On va essayer d’aller chercher des points. Honnêtement, je ne pense pas pouvoir être 5e sur la grille, mais si je suis entre la 6e et la 9e place, ce sera bien, avec des nouveaux points pour l’équipe. On va tout faire pour. On a quelques idées, on espère que ce seront les bonnes.

Etre aux avant-postes sur la grille de départ est toujours capital à Monaco...

Dans l’idéal oui, mais je ne suis pas tout seul. En réalité, les Mercedes sont extrêmement rapides, les Red Bull sont dans le coup, la Ferrari va bien aussi. Ça fait cinq ou six voitures qui vont bien, donc à nous d’aller se battre autour de la 6e ou 7e position.

Vous ne pouvez vraiment pas espérer davantage ?

Je pense que ce sera compliqué, je suis très réaliste. Je rêve de gagner le Grand Prix de Monaco, ou d’autres, mais dans l’immédiat il faudra viser ce que je peux faire de mieux, quelque part dans le Top 10 mais pas forcément dans la première partie de tableau.

Le Grand Prix de Monaco est-il le plus dangereux de la saison ?

Aujourd’hui, le gros problème c’est qu’on a des pneus en bois. Ils sont très tendres et ne fonctionnent pas très bien ici. Ça rend les voitures assez piégeuses, elles glissent beaucoup et ne vont pas très vite sur un tour. C’est encore plus compliqué que par le passé donc il faut vraiment se concentrer, ne pas faire d’erreurs, rester à 98% et ne pas pousser à 102% sinon c’est la correctionnelle.

« On a des pneus en bois »

Vous n'avez jamais terminé la course à Monaco. Est-ce dû à la malchance ?

Non, ce n’est pas la malchance. Autant en 2012 j’ai eu un incident de course au départ, autant l’an dernier c’est moi qui ai raté mon week-end alors qu’on avait une voiture qui était capable de faire 2e ou 3e. C’est un Grand Prix qui n’est pas simple. La semaine est éprouvante, il y a beaucoup de monde, le paddock est très serré, il y a une ambiance assez électrique et on a vite fait de tomber dans l’excès. J’essaye d’apprendre par rapport à ce que j’ai fait l’an dernier et y aller un peu plus doucement au début et attaquer samedi.

Gérard Lopez, le patron de Lotus, a indiqué que cela serait difficile de vous retenir la saison prochaine. Qu'en est-il de votre avenir ?

Déjà ça me fait plaisir, ce sont des choses qui flattent et qui sont sympas à entendre, mais je crois qu’on n’est qu’au 6e Grand Prix de la saison, j’ai encore pas mal de virages et de rails auxquels penser. Mon avenir, c’est encore relativement loin. En général ça se débloque un peu lors de la pause d’été. Mais c’est sûr que j’ai envie de gagner des courses, essayer d’être champion du monde donc il faudra une équipe avec une voiture capable de le faire.

Allez-vous augmenter vos exigences avec Lotus ?

Pour tous les pilotes, quand on a fait ses preuves et qu’on est établi parmi les meilleurs, on a envie d’avoir une voiture capable de gagner. Si Kimi Raïkkönen est parti chez Ferrari, c’est parce qu’il savait qu’il aurait peut-être de meilleures chances là-bas. Ça a été la même chose lorsque Lewis Hamilton est parti de chez McLaren pour aller chez Mercedes. Il y a des moments dans une carrière où il faut faire des choix. On a envie de gagner et la voiture y fait énormément. Il y a des managers qui sont là pour discuter et dans l’immédiat je ne pense pas à où je serai l’an prochain.

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La rédaction