RMC Sport

Grosjean : « Je me sens parmi les meilleurs »

Romain Grosjean, le pilote français de Lotus

Romain Grosjean, le pilote français de Lotus - -

Suspendu en Italie l’an passé suite à l’accident au départ du GP de Belgique, le pilote Lotus retrouve le tracé de Monza et ses hautes vitesses ce week-end. L’occasion de repartir de l’avant après une huitième place à Spa.

Romain Grosjean, êtes-vous heureux de retrouver Monza après votre absence de la saison dernière ?

Effectivement. C’est un Grand Prix toujours particulier, avec une belle ambiance. On va voir beaucoup de rouge pour Ferrari. C’est un Grand Prix historique, avec un circuit un peu atypique. Je suis surtout content d’être dans la voiture, je m’embêtais un peu sur le muret des stands il y a un an. Au moins, je suis sûr de faire mieux que l’an dernier. (Sourire.)

L'« anniversaire » de cette suspension permet de s'attarder sur le chemin que vous avez parcouru depuis...

J’ai beaucoup progressé. J’ai énormément travaillé, cela n’a pas été toujours drôle, mais désormais je me sens bien, je me sens parmi les meilleurs et c’est important. J’essaie de donner le meilleur de moi-même à chaque fois, de me faire plaisir tout en étant performant. Je suis passé un peu du vilain petit canard à un pilote à qui on ne reproche plus grand-chose. C’est plutôt positif. L’avis des autres peut toujours blesser mais le plus important, c’est d’être fier de ce qu’on fait. Il n’y a rien de pire que d’être déçu de soi-même.

En tant que pilote, comment vit-on l'ambiance qui se dégage dans ce fief de Ferrari ?

On la ressent car les tifosi sont assez expressifs. Mais une fois dans le week-end, on se concentrer sur le travail à faire. Et puis, on n’est pas loin de la France donc il n’y en a pas que pour Ferrari. J’ai vu pas mal de supporters français, ça fait toujours chaud au cœur. Ferrari va dominer les tribunes, c’est certain. Nous, on fera en sorte d’être bien sur la piste, d’être meilleurs que dans le passé.

Monza n'est pas un circuit qui convient bien à Lotus...

Historiquement, c’est vrai. Même si ce n’est pas une excuse, le moteur Renault a une facilité de conduite plus importantes que les autres mais manque peut-être d’un peu de puissance par rapport au moteur Mercedes. Mais on peut avoir une bonne surprise, on ne sait jamais. On annonce peut-être de la pluie pour la course, ça peut redistribuer les cartes et tout serait possible.

Ce circuit est surtout considéré comme le temple de la vitesse. Que ressent-on à conduire ici ?

C’est le circuit où on va le plus vite au bout de la ligne droite, quelque chose comme 340 km/h. Mais on ne se rend pas spécialement compte que ça va beaucoup plus vite qu’ailleurs. Le circuit est assez large et l’œil s’habitue assez bien tout au long du week-end. Mais il y a une préparation particulière sur la voiture, une configuration utilisée seulement ici. Ce n’est pas toujours simple pour les équipes car trouver la configuration optimale demanderait de passer beaucoup de temps en soufflerie pour des réglages avec lesquels on ne va rouler qu’une seule fois dans la saison.

Lotus a vécu un week-end négatif en Belgique (Grosjean 8e, premier abandon de la saison pour Räikkönen). Comment imaginez-vous votre fin de saison ?

Spa et Monza sont deux pistes spéciales. Mais quand on va revenir sur des circuits comme Singapour, le Japon ou la Corée, on devrait retrouver notre niveau de performance qui était celui de la Hongrie (Räikkönen 2e, Grosjean 3e, ndlr) car personne n’a pu apporter d’énormes évolutions pendant la pause estivale.

A lire aussi :

- Vettel : « Je rêve d’un nouveau titre »

- GP d’Italie : Bianchi, un avenir en rouge

- Les Red Bull dominent les essais libres 2

La rédaction