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Grosjean : « Je n’aurais pas parié une cacahuète… »

Romain Grosjean

Romain Grosjean - -

Parti en 17e position sur la grille de départ du GP d’Inde, Romain Grosjean (Lotus) a réalisé une course exceptionnelle qu’il a terminée sur le podium, à la 3e place. Même lui n’avait pas imaginé un tel scénario !

Romain Grosjean, comment avez-vous vécu cette course folle ?

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il ne faut jamais abandonner. C’était une course extraordinaire. Sur les ordinateurs, la plus folle des stratégies me donnait 4e à l’arrivée, avec un très bon départ ce qui n’a pas été le cas aujourd’hui. J’ai été bloqué pendant un bon moment de la course par Gutierrez que je trouvais un peu agressif. Mais la voiture a retrouvé sa performance de vendredi. Elle était très bonne. Les pneus ont su tenir la distance qu’on voulait. On savait que leur durée de vie était de 48 tours. On en a fait 47. On est donc à peu près dans les clous. En fin de course, on a eu quelques petits soucis avec le moteur. Ce n’était pas simple de garder Massa derrière, mais je suis le premier surpris. Je n’aurais pas parié une cacahuète sur le fait d’être là. Mais c’est beau. C’est le genre de courses que l’on aime, pour lesquelles on se bat.

Est-ce aussi le genre de course qui peut augmenter votre confiance ?

Toute bonne course augmente la confiance. On est sur une pente ascendante assez impressionnante. Je continue le travail. Ce n’est pas tombé du ciel. Demain (lundi), j’ai rendez-vous avec la psychologue. Je continue, j’avance, je progresse. J’essaie de devenir meilleur. Il faut qu’on arrête de commettre des erreurs comme hier (mauvais choix de pneus en qualifications, ndlr). J’étais moi aussi d’accord avec cette décision. A moi de savoir quand je me sens confiant. Je le suis parfois trop. Mais je dois continuer à travailler pour faire de belles courses.

C'était très chaud à la fin avec votre équipier Kimi Räikkönen...

Oui, c’est passé très proche effectivement. J’avais une bonne marge sur Massa que je tenais derrière depuis 27 tours avec des pneus bien plus vieux. Je ne savais pas si j’allais au bout. Avec Kimi, j’ai eu peur de perdre le podium avec une passe d’armes un peu idiote.

Un mot sur Sebastian Vettel et son 4e titre de champion du monde ?

Seb, c’est un mec top, qui aime le sport auto, la course. C’est un grand champion. Il a une très bonne voiture, mais il l’a conduit aussi très bien. Il ne faut pas l’oublier. Avec lui, on peut boire un coup de champagne, on peut rigoler, parler en français, en allemand…. On peut raconter des blagues, c’est un jeune homme normal et ça fait plaisir.

Sur le podium, on vous a vu lui verser du champagne sur la tête...

Avec Seb, on a un point commun, on aime le champagne, il faut le savoir ! C’est toujours sympa. Il essaie de me parler en français, j’essaie de lui parler allemand. C’est un mec qui est super sympa, super naturel avec moi. On s’entend plutôt bien. On a eu de belles bagarres, de belles courses, une belle entente sur le podium. Avec Nico (Rosberg), j’étais heureux d’être avec deux mecs que j’aime bien.

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Propos receuillis par Antoine Arlot