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Grosjean : « Je veux être fier de moi »

Romain Grosjean

Romain Grosjean - -

Invité du Moscato Show sur RMC, Romain Grosjean a livré ses impressions, alors que la saison débute ce week-end, avec le Grand Prix d’Australie. Le pilote Lotus est impatient d’en découdre et s’attend à un nouvel opus extrêmement serré.

Romain, comment vous sentez-vous, à quelques heures du coup d’envoi de la saison ?

C’est reparti. Après un bon hiver, bien reposé, on va repartir sur de bonnes bases. On a envie, ça commence à monter. On est allé dans le paddock préparer le week-end et les premiers essais. Ça a l’air par trop mal, on continue à travailler, mais c’est vrai qu’on a envie de voir ce que ça va donner sur cette saison.

Pendant combien de temps avez-vous coupé depuis la fin de saison ?

Honnêtement, j’ai coupé huit jours. Pendant huit jours, j’ai réussi à ne pas penser à la F1, je me suis reposé avec ma famille. Mais d’une manière générale, la saison a fini très tard. J’ai fini les réunions marketing le 21 décembre et dès le 1er janvier, je reprenais l’entraînement physique, donc ça laisse assez peu de temps finalement.

Quelles sont vos impressions sur votre voiture ?

Elle continue à progresser. Ça va être la clé. On sait que ça va être serré aux avant-postes entre cinq-six équipes. Il faut continuer à progresser, à apporter des évolutions, bien se concentrer sur chaque chose pour ne pas se tromper d’objectif, ne pas se tromper de direction et ne va pas faire les mauvais choix.

Allez-vous encore être la terreur des départs ?

Non, c’est bon, j’ai donné (rires). Honnêtement, je vais laisser ça aux autres.

Y a-t-il un Grand Prix que vous affectionnez particulièrement ?

Non, pas de préférence particulière. Sur les 19 de cette saison, il y en a au moins 17 qui sont super bien. Et deux peut-être un peu moins sexy, on va dire ça comme ça.

Avez-vous quelques chiffres à nous donner sur les performances de votre voiture ?

On passe de 0 à 100 km/h en moins de 3 secondes, de 0 à 200 en 5 secondes et demie. En vitesse de pointe, on monte à 345 km/h à Monza. Ça peut donner des pressions atteignant 5,5 ou 6G.

L’entraînement physique est donc essentiel…

Le cœur peut monter à 180-185 pulsations/minutes. Notamment sur le départ. Et en moyenne, sur le Grand Prix, c’est 160-165 pulsations/minutes. Il faut garder son niveau cardio-vasculaire, bien entraîner sa nuque, ses abdos, ses lombaires. Avec les pressions, on prend 50 kilos sur le côté de la tête, il faut être prêt. Même si on est assis, on a énormément de contraintes sur le corps, et c’est un vrai effort physique.

Estimez-vous que Sebastian Vettel partira encore favori et pensez-vous pouvoir vous mêler à la lutte pour le titre ?

Je crois qu’il y a cinq écuries, dont nous, qui vont se battre au sommet. Ça va être encore plus serré que l’an dernier. Ça, c’est extrêmement excitant. Moi je ne me mets pas d’objectif particulier en tête. Je veux juste finir ma saison et arriver au mois de décembre en me disant que j’ai fait de mon mieux et en étant fier de ce que j’ai atteint. Vettel part forcément un peu favori, car c’est sa Red Bull qui marchait le mieux en fin de saison dernière, mais on verra bien ce que ça va donner…

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