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Grosjean : "Les Américains ne viennent pas que pour regarder, ils aiment gagner"

A l’aube la nouvelle saison de Formule 1 qui débute ce week-end en Australie, Romain Grosjean ne cache pas son excitation. Le pilote français, qui a rejoint l’écurie américaine Haas F1 Team, espère pouvoir flamber sous ses nouvelles couleurs.

Le projet de Haas F1 Team

« C’est une nouvelle saison avec une nouvelle équipe qu’il faut amener le plus possible aux avant-postes. C’est un projet qui est là pour plusieurs années pour essayer de réussir. Quand les Américains viennent dans un projet, ils ne viennent pas que pour regarder, ils aiment gagner. On va essayer de monter ça. On a une année chargée qui nous attend. J’ai envie de faire de belles performances avec une écurie en laquelle je crois ».

Un nouveau challenge

« C’est important dans sa carrière d’avoir des changements, de découvrir de nouvelles choses. Je vais avoir 30 ans, je suis mûr, j’ai de l’expérience en F1. J’ai presque une centaine de Grands-Prix au compteur, j’ai dix podiums. J’ai ce qu’il faut pour comprendre la F1, être performant, essayer de mener une équipe au meilleur résultat. C’est un gros changement dans ma carrière ».

Les raisons de son choix

« On aura une première intuition à Melbourne pour savoir si je me suis trompé ou pas. Je ne suis pas quelqu’un qui revient en arrière. À partir du moment où j’avance, j’ai fait un choix et je l’ai décidé. Donc je n’aurai pas de remords. On aura toujours des regrets. Dans l’ensemble, je suis heureux de mon choix. Je me suis senti tellement bien accueilli chez Haas, ça m’a fait chaud au cœur. Je sais qu’on aura des moments difficiles parce qu’on est une nouvelle écurie mais j’espère qu’on aura très bons moments aussi et qu’on gardera le sourire. »

La philosophie américaine

« Il y a une philosophie différente de travail. Quand les patrons ont une philosophie américaine, forcément les choses sont différentes. C’est intéressant de voir le côté marketing, les différentes mentalités qu’on a avec les Américains. C’est quelque chose qui m’a séduit quand je les ai rencontrés. Ce n’était pas « on est les plus forts » mais plus « on vient parce qu’on a envie de faire de la course ». C’est quelque chose qui m’a séduit. »

Le partenariat avec Ferrari

« Haas a créé un partenariat technique avec Ferrari très intelligent. Mercedes fait la même chose avec Manor. On a des pièces de qualité, on utilise beaucoup de pièces de Ferrari, toutes les pièces que le règlement nous autorise. S’il y a un problème, Ferrari réagira rapidement. C’est quelque chose qui m’a poussé à rejoindre l’équipe. On devrait avoir moins de problèmes qu’une nouvelle écurie qui arrive en F1. On a le moteur, la boîte de vitesses, la suspension et d’autres pièces de Ferrari. C’est important pour nous, ça nous aide à avoir les ressources en cas de problèmes, d’avancer et d’avoir des pièces sur lesquelles on ne va pas se poser de questions. »

Le rêve de la Scuderia

« Un jour, on verra s’il y a Ferrari ou pas. C’est sûr que pour chaque pilote, c’est un rêve de conduire pour la Scuderia. J‘ai envie de devenir champion du monde, c’est certain. Maintenant, j’ai 21 Grands Prix avec Haas, c’est une longue saison. On a les essais hivernaux, j’ai envie de me concentrer sur ce projet. »

Ses objectifs de la saison

« Les objectifs, c’est toujours compliqué de les donner même quand on est dans une écurie qu’on connaît. C’est sûr qu’on a envie de marquer des points de temps en temps, puis de se rapprocher du top 5, puis du podium et de la victoire. Combien de temps ça prendra ? Une saison, deux ou trois, je n’en sais rien. Mais l’idée est de marquer des points, d’être dans le top 10 en qualification le plus tôt possible. Je pense que l’objectif de chacun d’entre nous, c’est de sortir de la voiture en étant vainqueur. C’est d’avoir fait le maximum de ce qu’on pouvait faire, être fier de ce qu’on a fait. »

Antoine Arlot