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Grosjean : « Mon quotidien de pilote de Formule 1 »

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Nouveau membre de la Dream Team RMC, Romain Grosjean pilotera en Formule 1 cette saison au volant d’une Lotus. A trois semaines du premier Grand Prix en Australie, le Français nous raconte son quotidien.

Son programme

« Mon actualité, ce sont les essais. Nous avons trois séries de quatre jours à se partager entre Kimi (Räikkönen, son équipier) et moi. Il y a 12 jours d’essais par équipe. Une voiture est autorisée à rouler. Il y a donc deux jours pour moi et deux jours pour Kimi afin qu’on ait un temps équivalent. Les derniers essais vont se dérouler ces prochains jours. Nous partirons ensuite en Australie, une semaine avant le Grand Prix (le 18 mars) pour digérer le décalage horaire. »

Les ingénieurs, la clé de la réussite

« Comment se déroule une journée type ? Il faut se lever tôt. Le premier briefing est entre 8h et 8h15. On définit le programme de la journée. La piste ouvre à 9h et on roule jusqu’à 13h. En général, on effectue des runs de cinq tours. Grâce à la radio, on est en contact avec notre équipe. Attention, il n’y a pas qu’un seul ingénieur ! Chacun a sa spécialité. Il a y celui qui s’occupe de la voiture, l’autre de l’électronique, un ingénieur s’occupe de pneus, un autre est en charge de la stratégie et il y a enfin celui avec qui on parle tout le temps, c’est l’ingénieur course. La clé de la réussite, c’est la relation de confiance que l’on crée avec lui. Car c’est la voix dans la radio quand on roule. Cet ingénieur, c’est le Japonais Ayao Komatsu. L’équipe me l’a fortement suggéré mais c’est celui que je voulais. On communique en anglais, la langue de la F1. »

Le débriefing

« Pour revenir à notre journée type, on a une pause d’une heure entre 13 et 14h. Puis, on roule de 14 à 17h. N’oublions pas aussi qu’il y a différentes choses à tester : le matin, ce sont les réglages sur la voiture. Et l’après-midi est consacrée à la fiabilité. Les runs sont plus longs. Il y a parfois des simulations de course, on fait un Grand Prix pour voir si la voiture tient sans problème. Enfin, de 17h à environ 20h, on discute avec les ingénieurs. On analyse les données. Ce débriefing n’est pas une corvée même si on pique parfois du nez à la fin (rires). Car quand on a parfois fait l’équivalent de deux Grands Prix, on est fatigué. »