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Grosjean : « Ne pas me tromper d’objectif sur le 1er tour »

Romain Grosjean

Romain Grosjean - -

Romain Grosjean (Lotus), membre de la Dream Team RMC Sport, était dans le Moscato Show ce vendredi sur RMC. Au départ du Grand Prix de Corée du Sud dimanche, le Français assure qu’il se concentrera pour ne pas faire une nouvelle erreur.

Romain, comment le débriefing s’est-il déroulé après le Grand Prix du Japon ?

L’équipe m’a dit qu’elle n’était pas contente. Et je ne suis pas content non plus de la situation. On a 550 employés qui travaillent, ce n’est pas pour se crasher au 1er virage. J’en suis conscient. J’espère avoir passé une étape, j’ai payé le prix de mon erreur avec un changement d’aileron et une pénalité que je méritais. Maintenant, c’est à moi de trouver la solution pour éviter tous les problèmes sur les cinq prochains départs de la saison, quitte à se mettre dans un mode plus sécurisé. Il ne faut pas se tromper d’objectif sur la première minute de course qui pèche cette saison. Ensuite, les courses sont parfaites, les week-ends sont quasiment parfaits de A à Z. Il reste une minute et trente secondes à résoudre.

Qu’avez-vous fait cette semaine entre le Grand Prix du Japon et le Grand Prix de Corée du Sud ?

L’année dernière, j’avais visité Séoul. Cette année, j’ai eu la chance de visiter Tokyo, une ville superbe. Je suis allé faire un entrainement de judo au Kodokan, la Mecque du judo. C’était une belle expérience.

Quelle était l’idée en allant faire du judo ? Se vider la tête ?

Faire un peu d’entrainement, se changer les idées, découvrir un sport qui me plaît de plus en plus, continuer à travailler pour pourquoi pas passer l’année prochaine ma première ceinture. Et aussi sortir ce qu’il fallait sortir.

Avez-vous parlé avec Benoît Campargue, l’ancien entraîneur de Teddy Riner, qui est devenu votre conseiller pour la préparation mentale ?

Oui, on a parlé un petit peu, mais les plus grosses discussions étaient avec mon équipe et avec mes proches, que j’avais envie d’appeler. Il y avait pas mal de travail et je suis prêt à attaquer ce week-end.

En quoi consiste le rôle de Benoît Campargue ?

Benoit est là pour m’accompagner, pour parler si j’en ai besoin. Sur les week-ends, il faut se concentrer sur la course et la performance, c’est le principal. Il faut trouver les solutions pour éteindre le feu quand il est là, se sentir bien dans son élément. C’est en ça que Benoit peut être important.

Avez-vous été touché par les critiques de Mark Webber ?

Je n’ai pas lu ses déclarations. Mark est venu me voir après la course dans ma chambre. Il était énervé, c’est normal. Je me suis excusé et c’est bien la seule chose que je pouvais faire. Maintenant, on déclare des choses sous le coup de l’émotion et de l’adrénaline qui ne sont pas forcément ce que l’on pense au fond. Je n’ai lu aucune presse, aucune déclaration. Si je sors de cette situation, je sais que je serai plus fort, donc aujourd’hui il faut que j’arrive à ne pas me tromper d’objectif sur le 1er tour de course et ensuite, que je reprenne ma marche normale.