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Grosjean : « On ne part pas d’une feuille blanche »

Romain Grosjean

Romain Grosjean - -

Romain Grosjean sera de retour dans un baquet la semaine prochaine lors du Grand Prix de Singapour. Après avoir purgé sa suspension, le pilote Lotus fait le point. Nouveau préparateur, nouvelle préparation, évolutions à venir… il évoque tous les sujets.

Romain Grosjean, vous êtes actuellement à l’INSEP avec un nouveau préparateur physique. Pourquoi ?

J’y vais de temps en temps. J’ai de la chance de connaitre des gens qui travaillent là-bas. Les locaux sont magnifiques. Je fais un petit peu de gym, de l’entrainement, du cardio… Cela dépend de ce que l’on a envie de faire, des séances et du planning. C’est grâce à Benoit (ndlr : Campargue, ancien entraîneur national de judo et motard) que j’ai eu mes entrées à l’INSEP. Au début de la relation, c’était juste ami-ami, parce qu’il était passionné de sport automobile. Il me donnait juste des conseils. Maintenant, on travaille plus ensemble et c’est bien pour moi de voir quelqu’un qui vient d’un autre milieu.

Est-ce important d’être bien dans sa tête ?

Oui c’est important. On a un métier un peu particulier. On n’a pas besoin d’être aussi athlétique qu’un coureur de 100m, un rugbyman ou un perchiste. Mais un pilote de F1 doit être bien dans sa tête, puisque ça se joue à pas grand-chose. C’est plus le psychologique qui fait la différence par rapport au physique.

« Apprendre à dire non »

Allez-vous changer des choses dans votre environnement ?

Oui, certaines choses vont changer, mais on ne part pas d’une feuille blanche non plus. Il faut revoir le format des week-ends. Que j’apprenne à m’isoler quand j’en ai besoin et à dire non. Ce qui n’est pas naturel chez moi.

A quoi allez-vous penser au moment du départ du Grand Prix de Singapour, une course de nuit ?

J’ai hâte d’y être. Il faudra être concentré le moment présent sur la grille de départ. Se concentrer sur les procédures à faire. L’idéal serait d’être en pôle, de partir devant. Mais ce n’est pas aussi simple que ça. Il va falloir travailler tout le week-end. C’est un circuit que j’appréhende plutôt bien, un Grand Prix un peu particulier, avec une ambiance spéciale. On va peut-être casser le mythe, mais de nuit c’est limite plus simple que de jour. La luminosité est la même partout, pas d’ombre, de soleil, de nuage, d’éblouissement…

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