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Jean Todt : « Je comprends ses raisons »

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Pour l'avoir longtemps côtoyé chez Ferrari, dont il a été le directeur général, Jean Todt a construit une relation spéciale avec Michael Schumacher, qui vient d’annoncer la fin de sa carrière. Il en parle avec émotion, au micro de RMC Sport.

Jean, comment avez-vous vécu l’annonce de la retraite de Schumacher ?

J’étais déjà informé de la décision de Michael depuis quelques jours. On avait eu l’occasion de parler de ses réflexions. J’étais donc préparé quand il l’a rendue publique, je comprenais ses raisons après un retour il y a un peu moins de trois ans. Lui et son équipe n’ont pas pu assouvir leurs ambitions. Ça fait partie des choix souvent difficiles. C’est un vrai soulagement pour lui d’avoir mis un horizon à son avenir qui ne sera pas la Formule 1.

Cette deuxième carrière était-elle une bonne décision ?

C’était sa décision. C’est formidable de pouvoir être maître de ses choix. La compétition automobile lui manquait, il prenait trop de risques en faisant de la moto. La Formule 1 était une discipline plus sûre pour lui. Il avait à peine 40 ans et une fraicheur intellectuelle et physique intacte, comme il l’a démontré. Il n’a jamais été ridicule par rapport à son équipier Nico Rosberg, bien au contraire. Il avait envie de courir, de se donner un nouveau défi.

Va-t-il laisser derrière lui le monde de la F1 ?

Il l’avait fait pendant trois ans et il avait fini par revenir. Aujourd’hui, comment va-t-il vivre sa nouvelle vie ? Je ne sais pas mais il va être très occupé, c’est sûr. C’est beaucoup trop tôt pour dire que Michael est à la retraite. Il se retire du paddock de F1, c’est tout.

Peut-on l’imaginer jouer un rôle au sein de la FIA (dont Jean Todt est le président, ndlr) ?

Mais il le fait déjà. Il est l’ambassadeur global pour la sécurité routière. J’y attache beaucoup d’importance et lui aussi. Mais nous n’avons pas abordé le sujet d’une implication plus poussée.

Propos recueillis par Georges Quirino