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Jean Todt nouveau président

Le nouveau président de la FIA, accompagné de son épouse, à son arrivée à l'hôtel Westin (Paris), où s'est déroulé le scrutin.

Le nouveau président de la FIA, accompagné de son épouse, à son arrivée à l'hôtel Westin (Paris), où s'est déroulé le scrutin. - -

Le Français Jean Todt a été élu vendredi président de la Fédération internationale de l’automobile (FIA).

Jean Todt est le nouveau président de la FIA. Grand favori du scrutin, l’ancien directeur de Peugeot sport et de la Scuderia Ferrari a devancé dans les suffrages l’ancien de rallye finlandais Ari Vatanen. Le Français de 63 ans succède ainsi au Britannique Max Mosley, qui occupait la fonction depuis seize ans.

Sans surprise, Jean Todt est devenu vendredi président de la FIA. Grand favori du scrutin, le Français de 63 ans a largement devancé dans les suffrages son rival finlandais Ari Vatanen, en obtenant 135 voix contre 49 et 12 abstentions. « Je suis soulagé, a néanmoins déclaré le nouveau président. (la campagne électorale) a été une expérience extrêmement prenante. Je suis un angoissé par nature, même si, tout autour de moi, je savais qu'il y avait un fort soutien. (...) Mais j'ai trop vécu dans ce milieu pour savoir que les choses ne sont jamais acquises d'avance ».

Son rival ne le contredira pas. Ari Vatanen a fait part de son amertume à l'issue du vote. « Quand des gens vous disent ‘je partage les mêmes valeurs de démocratie que vous’, qu'ils vous regardent dans les yeux en le disant et qu'après ils votent différemment, c'est très décevant, pas pour moi, mais pour la démocratie. Peut-être ont-ils eu peur de perdre leur rallye ou leur course mondiale... Il est très, très difficile de changer la culture de la FIA ».

Après avoir connu le succès comme directeur de Peugeot sport et de la Scuderia Ferrari, Jean Todt accède aux plus hautes fonctions du sport l’automobile.

Il succède ainsi au Britannique Max Mosley, en poste depuis 1993, qui a vu la fin de son quatrième mandat entachée par une fronde des écuries de F1 et une sombre affaire concernant sa vie privée. Ce qui n’a pas empêché Todt de placer clairement son programme dans la continuité de son prédécesseur, notamment sur la réduction des coûts, tout en reconnaissant la nécessité de revoir le système de gouvernance de la FIA.

La rédaction - Avec AFP