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Le Français qui fait gagner Vettel

Sebastian Vettel et Guillaume Rocquelin

Sebastian Vettel et Guillaume Rocquelin - -

Ingénieur d’exploitation chez Red Bull, Guillaume Rocquelin accompagne le champion du monde allemand avant, pendant et après ses courses. Travailleur de l’ombre, ce quadragénaire bourguignon n’en est pas moins indispensable, alors que la Grand Prix de Chine débute ce vendredi avec les essais libres.

Il parle avec l’accent britannique. Guillaume Rocquelin est pourtant originaire de… Dijon ! Mais depuis qu’il travaille chez Red Bull Racing, cet ingénieur en exploitation ne s’exprime quasiment qu’en anglais. C’est d’ailleurs dans la langue de Shakespeare qu’il converse avec son protégé, un certain Sebastian Vettel. En charge de la voiture du prodige allemand, « Rocky », de son surnom, est le seul habilité à parler au champion du monde lorsqu’il est en piste. Sa voix, régulièrement diffusée à la radio et à la télévision, est même bien connue des amateurs de Formule 1. « C’est un peu comme un travail de coach en football, précise le quadragénaire. J’essaie de mettre Sebastian dans les meilleures dispositions possibles. Mais après, c’est lui qui a la part de responsabilité la plus importante. Il n’a pas le droit à l’erreur. Moi, si je me trompe, ça ne débouche pas forcément sur un accident. »

« Je passe plus de temps avec lui qu’avec ma femme »

Après avoir rejoint l’écurie autrichienne pour épauler David Coulthard il y a quelques années, Guillaume Rocquelin a pris le relais avec Vettel. Et le duo fonctionne à merveille. « Je passe plus de temps avec lui qu’avec ma femme, sourit-il. On se côtoie surtout dans un cadre professionnel. Mais comme il est sympa, nos relations sont très amicales. On plaisante, on se raconte des blagues. Ce n’est pas toujours 100 % boulot. » A la tête d’une équipe de dix ingénieurs en pleine réussite, Rocquelin ne bénéficie pas toujours de l’exposition médiatique qu’il mérite. « Par rapport à d’autres personnes de l’écurie, je suis tout de même reconnu, avoue-t-il. Je ne me sens pas lésé de ce côté-là. Je suis apprécié par mes paires et ma famille et ça me suffit amplement. » Avec un tel atout dans sa manche, Vettel, vainqueur des deux premiers Grand Prix de la saison, peut voir venir.

Alexandre Jaquin avec Antoine Arlot, à Shanghai