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Monza, planète Ferrari

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A la veille de la quatorzième étape du championnat du monde, les pilotes évoquent un circuit voué au culte de la Scuderia. Entre passion et déraison…

60 ans et toujours pas à la retraite. Comme d’habitude depuis 1950, le championnat du monde de Formule 1 s’arrête à Monza, cette petite ville située à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Milan pour y disputer le Grand Prix d’Italie. Le circuit, construit en 1922 tout près de la Villa Reale de Monza, est un incontournable de la F1. Michael Schumacher –recordman de victoires sur le circuit–, Juan Manuel Fangio, Jackie Stewart ou Alain Prost ont accroché leur nom au palmarès. « C’est l’unique circuit old fashion, juge Vitantonio Liuzzi, le pilote de Force India. On l’aime, nous les pilotes. »

Le mythe Monza relève bien de son tracé. Long de 5,793 kilomètres, le circuit, qui ne compte que dix virages, est le plus rapide de la saison. Les pilotes peuvent atteindre les 360 km/h en bout de ligne droite. « Ici, si tu fais une erreur, tu te retrouves tout de suite dans le mur », décrypte Liuzzi. On y freine toujours à la limite du raisonnable. Plusieurs pilotes de moto ou de Formule 1 ont péri sur la piste lombarde. Sur un tracé différent, en 1978, Ronnie Peterson n’avait ainsi pas survécu à un crash quelques mètres après le départ.

Alonso : « Dans la voiture, je sens le soutien du public »

Très exigeant pour les moteurs, Monza devrait avantager cette année Ferrari ou McLaren. Ferrari, justement, pourra compter sur l’immense soutien de ses tifosi, qui, comme chaque année ont fait le déplacement à l’Autodromo Nazionale Monza. Passionnés, les fans de la Scuderia seront nombreux dans les tribunes, qui peuvent accueillir près de 115 000 spectateurs. « Quand j’étais dans ma voiture, et que je roulais, je sentais le soutien du public, racontait Fernando Alonso après la seconde séance d’essais libres. C’est un sentiment extraordinaire. »

Des dizaines de personnes peuvent attendre toute une journée, un signe, un visage ou un autographe à la sortie du paddock. « Monza, c’est toujours spécial, raconte l’Italien Jarno Trulli, pilote de l’écurie Lotus. Les gens sont toujours très chaleureux. Il n’y a que Ferrari, qui est un mythe pour tout le monde et les Italiens. » Passion, démesure et folie, Monza est ainsi : le Grand prix le plus chaud du championnat.

Paul Basse avec Antoine Arlot, à Monza