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R. Grosjean : « La F1 reste un rêve »

Romain Grosjean

Romain Grosjean - -

Leader du GP2, l’antichambre de la F1, avant les deux courses en Hongrie ce week-end, le pilote français a connu le grand monde en 2009 en disputant sept Grands Prix chez Renault. Il pourrait prochainement retrouver un baquet en F1, peut-être à la place de l’Allemand Nick Heidfeld chez Lotus-Renault.

Romain Grosjean, avec vos 18 points d’avance en tête du classement de GP2, avez-vous l’impression d’être le Sebastian Vettel de la catégorie ?

Non, je ne suis pas le Vettel du GP2 ! Vettel, c’est sûr qu’il a énormément d’avance. On le voit à son attitude, il n’a pas envie de finir 2e en qualifs et en course. Il va chasser les poles, il veut les victoires. Il veut vraiment dominer. Les deux derniers Grands Prix ont été un peu plus compliqués pour lui. Mais on sait que la Red Bull marche bien ici en Hongrie.

Sentez-vous que vous êtes aux portes de la F1, que vous avez déjà connu en 2009 ?

Il y a surtout une saison de GP2 à terminer, avec un challenge personnel avec mon écurie DAMS qui me tient particulièrement à cœur. J’ai très envie de gagner ce titre, pour moi et pour l’équipe. Pour le moment, je me concentre à fond sur le GP2. On verra après la dernière course à Monza (ndlr, 11 septembre). On aura tout le temps de voir ce qu’on peut faire.

Serez-vous prêt si Lotus-Renault, l’écurie au sein de laquelle vous êtes pilote essayeur, vous demande de remplacer l’Allemand Nick Heidfeld ?

Il faudra l’être. Mais on n’a pas encore parlé de cette éventualité avec Eric Boullier (ndlr, le directeur de Lotus-Renault). Il a bien compris que la saison de GP2 était importante. On me laisse me concentrer là-dessus, c’est une bonne chose. On ne va pas refaire les erreurs du passé. On va faire étape par étape.

« Je suis bien meilleur qu’en 2009 »

Avez-vous le sentiment d’avoir changé depuis cette expérience difficile en 2009 ?

Je suis différent aujourd’hui. J’ai commis des erreurs en 2009. Mais je pense que de temps en temps, une bonne petite claque remet les idées en place. Ça m’a aidé à grandir. Cette phase, avec le début de l’année 2010, quand je ne retrouve rien pour rouler, ça a changé ma vision des choses. Je pense que je suis bien meilleur. J’ai appris énormément sur moi.

Vos sept Grands Prix sans marquer le moindre point n’ont pas gâché votre rêve ?

La F1 reste un rêve. J’ai déjà goûté au gâteau et j’ai envie d’en reprendre une part. En 2009, je pense que ça a été un concours de circonstances. L’entourage n’était pas forcément le meilleur. J’étais au mauvais endroit en mauvais moment, dans une équipe qui était malheureusement en perdition (ndlr, après l’affaire du « crashgate »). Mais je veux surtout garder à l’esprit que c’était une expérience formidable.