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R.Grosjean : « Tout pour faire un bon Grand Prix »

Romain Grosjean

Romain Grosjean - -

Deux semaines après le catastrophique épisode monégasque, Romain Grosjean espère rebondir ce week-end à Montréal. Malgré dix places de pénalité, le Français, membre de la Dream Team RMC Sport, rêve d’imiter sa belle performance de l’an passé (2e) sur un circuit qu’il affectionne.

Romain, que représente ce Grand Prix du Canada pour vous ?

Ce n’est pas un secret, c’est l’un de mes favoris de l’année. L’ambiance dans la ville est super, Montréal s’arrête de vivre pour la Formule 1. Les fans sont là dès le jeudi matin pour la séance d’autographes malgré la météo. Ici, tout le monde parle français, avec ces expressions typiques très sympas. Pour les pilotes français, c’est un peu particulier, on se sent comme à la maison.

Le circuit Gilles-Villeneuve vous réussit bien. L’an dernier, vous y avez réalisé votre meilleure performance, avec une deuxième place. Qu’est-ce qui vous plait dans ce tracé ?

C’est un circuit plutôt sympa, assez bosselé, avec des grandes lignes droites, de gros freinages. Il est difficile parfois, avec la dernière chicane, rapide et juste à côté des murs. Surtout, on peut doubler ici. Il y a tout pour faire un bon Grand Prix

Montréal, avec ce bon souvenir de l’an passé, c’est peut-être l’endroit idéal pour rebondir après vos déboires monégasques ?

A Monaco je n’ai peut-être pas fait les choses comme il le fallait mais j’avais de nouveau confiance en ma voiture. On m’a retrouvé offensif. Maintenant, je suis passé à autre chose, et je viens ici avec l’envie de faire le meilleur résultat possible. Après, c’est sûr que la course de l’an dernier pousse à l’optimisme.

« Pire comme circuit pour prendre une pénalité »

Petit bémol, vous partirez avec un handicap de dix places après votre accrochage avec Daniel Ricciardo à Monaco. Est-ce très pénalisant sur ce circuit ?

Il y a pire comme circuit pour prendre une pénalité mais elle reste très dure. Je pense que ça ne méritait pas 10 places mais c’est comme ça, il va falloir faire avec et se battre. Avec mon équipe, on a déjà discuté de notre stratégie. On va privilégier la course plutôt que les qualifications.

Il y a quelques incertitudes sur la météo. A quoi peut-on s’attendre ?

Normalement, il y aura de la pluie jusqu’à samedi soir, même si on aura surement une course sèche dimanche. C’est plutôt intéressant. On va partir sans savoir ce que vont donner les pneus, combien d’arrêts on devra faire. Au final, ça m’arrange, ça ouvre des stratégies différentes et la possibilité de tenter des choses.

Peut-on espérer un Grand Prix mouvementé, avec une remontée possible de votre part ?

Le Grand Prix du Canada, d’une manière générale, est toujours une belle course donc j’essaierai de faire de mon mieux. Il y a deux zones de DRS contrairement à l’an dernier où il n’y en avait qu’une. Ça m’aidera mais il faudra être patient à certains moments et savoir attaquer à d’autres.

Concernant la voiture, y aura-t-il quelques améliorations sur la Lotus pour ce Grand Prix ?

Oui il y en aura quelques-unes. On a surtout un package aérodynamique avec des appuis moyens. J’espère que ça fonctionnera bien cette fois.

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Propos recueillis par Antoine Arlot, à Montréal