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Red Bull, c'est quoi le problème ?

L'Allemand doit réagir en Malaisie après deux premières couurses décevantes

L'Allemand doit réagir en Malaisie après deux premières couurses décevantes - -

Malgré la voiture la plus rapide du paddock, l'écurie autrichienne accumule les déceptions depuis le début de la saison.

Sebastian Vettel n’a pas hérité pour rien du surnom de « Baby Schumi ». Aussi assoiffé de victoire que son aîné, le jeune Allemand (22 ans) gère mal les contrariétés. Il a pourtant été servi depuis le début de saison. En pole puis en tête des deux premiers Grands Prix, le pilote Red Bull pourrait cumuler 50 points. Il en compte 38 de moins… La faute à des problèmes techniques qui ont plombé sa belle mécanique. « Ça me casse les c… de ne pas avoir gagné », a éructé Vettel après son abandon en Australie, dimanche dernier. Victime d’une panne de freins aux antipodes, il avait été éjecté du podium (4e) quinze jours plus tôt en raison d’un souci de bougie.

« Il ne faut pas paniquer, relativise Christian Horner, le patron de l’écurie autrichienne. La saison sera longue et nous savons que nous possédons une voiture rapide. » Moins performante en vitesse de pointe que les bolides de Ferrari ou McLaren, la RB6 propose les meilleurs compromis aérodynamiques. Au détriment de la fiabilité ? Sortie tardivement des usines de Milton Keynes, le nouveau bijou dessiné par Adrian Newey a souvent toussoté lors des essais hivernaux. Et contrairement à l’année passée, Red Bull ne peut pas se retrancher derrière les ratés des moteurs V8 fournis par Renault.

« A cause de ce retard, ils sont un petit peu à court de kilométrage et fiabilisation des éléments, juge l’ancien pilote de F1 Patrick Tambay. Mais ça devrait rentrer dans l’ordre d’ici à la Malaisie (2-4 avril). D’ailleurs, il n’y a pas eu de souci sur la monoplace de Mark Webber. » L’Australien a fini huitième à Sakhir puis neuvième devant son public, après avoir accroché la McLaren de Lewis Hamilton.

Horner : « Il ne faut pas paniquer »

Pendant que l’écurie au taureau rouge se débat, la concurrence n’attend pas. En tête du championnat, Fernando Alonso possède déjà 25 points d’avance sur Vettel, l’équivalent d’une victoire. Au classement des constructeurs, Red Bull est relégué en queue du « Big Four ». « Or il ne faut jamais laisser passer les occasions de "scorer" quand on a des avantages techniques, ajoute Patrick Tambay. Ce sont des opportunités qu’on ne retrouvera peut-être pas. »

Bredouille lors des deux premiers Grands Prix en 2009, remportés Jenson Button, l’Allemand avait abandonné le titre à l’Anglais pour onze points en fin de saison. L’histoire bégaye dangereusement.

Sylvain Coullon