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Saulnier : « Un Grand Prix à Paris n’est pas d’actualité »

Magny-Cours

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Serge Saulnier est le nouveau président du directoire de la société d'exploitation du Circuit de Nevers Magny-Cours. Dans l’émission Motors, il a défendu l'organisation d'un Grand Prix de France sur le circuit de Magny-Cours.

Serge Saulnier, depuis deux ans, le Grand Prix de France ne figure plus au calendrier de la FIA. Un Grand Prix de Formule 1 sur le territoire français, c’est pour quand ?
Il y a une très forte attente. La France doit retrouver un Grand Prix au plus vite. Après, il est clair qu'il n'y aura pas de Grand Prix sur Paris d’ici à quatre ans. Tout ça parce que n’est pas politiquement correct d’investir beaucoup d’argent. En plus, on dispose de circuits homologués en province, comme au Castellet ou au Mans.

Quelle est la meilleure option ?
Si l’on analyse objectivement les choses, Magny-Cours reste la meilleure solution. On est à deux heures de Paris. Il n'y a plus de problème d'accès puisque le tronçon d’autoroute Paris-Le Mans est sur le point d’être terminé. Donc, Magny-Cours reste vraiment la meilleure option. Un journaliste anglais me disait récemment que Magny-Cours, c’était beaucoup mieux que le Nürburgring (Grand Prix d’Europe, ndlr) au niveau de la piste. D’ailleurs, les pilotes aiment particulièrement notre circuit.

« Jean Todt ne peut pas tout faire ! »

Apparemment, la FIA aurait demandé à aménager quelque peu le circuit de Magny-Cours. Qu’en est-il vraiment ?
Cet hiver, on nous a demandé de faire des travaux pour agrandir la voie des stands. Cet aménagement sera terminé le 11 mars. Le circuit détient sa licence. Techniquement, il nous est donc possible d’organiser un Grand Prix dès 2011. Mais le problème, c’est le financier car il faut qu’on trouve un promoteur pour monter un tel événement. Et cela ne va pas se faire en un claquement de doigts. J’ai peur que pour 2011, ça risque d’être juste…

Dernièrement, le Français Jean Todt a été nommé à la tête de la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile). L’avez-vous contacté pour faire avancer le projet d’un Grand Prix de F1 en France ?
Je vais solliciter un rendez-vous avec Jean Todt. Il peut être un réel soutien. Maintenant, c’est ce qui est sûr, c’est qu’il ne peut pas tout faire. Ce n’est pas lui qui va décider d’un futur GP en France. Tout cela nécessite du temps.

La rédaction