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Schumacher à 300 à l’heure

Michael Schumacher

Michael Schumacher - -

Ce week-end en Belgique, Michaël Schumacher (Mercedes) fêtera son 300e Grand Prix. Un tracé où l’Allemand a ouvert son compteur de victoires et où il a construit, notamment en 2001, la légende du Baron Rouge.

« Spa, pour moi, c’est la course n°1 au monde. » A 43 ans, cette année comme depuis son retour dans le paddock en 2010, Michaël Schumacher a l’habitude de prendre un coup de jeune quand le calendrier envoie les pilotes de F1 dans les Ardennes. Ce week-end en Belgique, pour la 12e manche de la saison, l’Allemand, 12e du championnat (29 points), aura encore une fois des fourmis dans les jambes. Il y a de quoi. Quelques heures après avoir été fait citoyen de marque par la municipalité de Spa, le pilote Mercedes prendra le départ de sa 300e course. A 26 unités du recordman de la longévité sur le circuit, son ancien coéquipier chez Ferrari, le Brésilien Rubens Barrichello (326).

« Ce n’est pas ce que je recherche absolument, mais c’est un beau résultat. Pour ceux, mes fans, qui me demandent d’atteindre les 400, je réponds tout de suite ‘‘non’’ », déclare celui qui devrait rester sous les couleurs du constructeur allemand jusqu’à la fin de la saison 2013. Dans le rétroviseur de Schumacher, le tracé de Francorchamps reste tous feux allumés. En 1991, il y fait ses débuts à bord d’une Jordan. Son nom est mal orthographié sur sa monoplace, il jure à Eddie Jordan, son patron, qu’il connait le tracé, qu’il n’a en fait reconnu qu’à… vélo. Cette première pittoresque prendra fin dans l’anonymat au bout de quelques tours.

En 2011, il remonte 19 places pour finir 5e

L’année suivante, passé chez Benetton, il y signe la première de ses six victoires (1992, 1995, 1996, 1997, 2001, 2002) sur le circuit belge. En 1998, sous une pluie torrentielle, il abandonne après une collision avec David Coulthard. Bouillant, il fait irruption dans le stand McLaren et manque de peu d’en venir aux mains. La victoire de 2001 restera à part puisqu’elle scellera la quatrième de ses sept couronnes (1994, 1995, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004), à l’époque où le Baron Rouge tient le paddock d’une main de fer, et lui permettra de dépasser les 51 succès d’Alain Prost.

Le champion n’a plus gagné depuis 2006 (Chine), compteur boqué à 91 victoires, et il faut remonter à 2002 pour le voir monter sur la plus haute marche à Spa. Mais même depuis qu’il a quitté sa pré-retraite en 2010, il continue à faire le spectacle dans les Ardennes. En 2010, il termine 7e après être parti 21e. La saison dernière il gratte 19 places et finit 5e après être parti en fond de grille. Une remontée spectaculaire qui marque de la plus belle des façons ses 20 ans au volant d’une monoplace de F1. « On espère célébrer sa 300e de la meilleure manière », indique le boss de Mercedes, Ross Brawn, qui espère voir son « vieux » poulain reverdir comme en ses plus belles années.

Louis Chenaille (avec A.A. à Spa)