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Schumacher fait profil bas

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Depuis son retour, Michaël Schumacher n’affiche pas (encore) d’ambitions démesurées. Ça ne l’empêchera pas d’essayer de faire mieux en Australie que sa sixième place à Bahreïn.

Le monde de la F1 a découvert un nouveau Michaël Schumacher il y a quinze jours à Bahreïn. Plus communicatif, plus souriant et aux ambitions moins affirmées qu’au temps de sa splendeur. Une impression qui se confirme depuis l’arrivée du septuple champion du monde en Australie. Sixième du Grand Prix inaugural, l’ex-retraité ne martèle pas son envie de rebondir aux antipodes. Tout juste se réjouit-il de « ne pas s’être fait botter les fesses » pour son grand retour. « Si les gens pensent que je vais gagner tout de suite, c'est parfait. Je sais qu’on attend beaucoup de moi et j'en suis fier. Mais je ne suis pas non plus un magicien. Je poursuis un processus. J'ai été là assez longtemps pour savoir le temps que ça prend. »

A Bahreïn, Mercedes a clairement affiché ses limites du moment face aux autres membres du « Big Four » qu’il compose avec Red Bull, Ferrari et McLaren. Son jeune coéquipier Nico Rosberg n’a ainsi pas beaucoup plus brillé que lui dans le désert (5e). Au point que Renault rêve de plus en plus ouvertement de s’immiscer dans le quatuor de tête. Mais plus qu’un manque d’ambition ou une volonté de bluff, Schumacher est conscient qu’il lui faudra sûrement attendre pour bénéficier d’une machine taillée pour la gagne.

« Je ne suis pas un magicien »

« C’est un peu décevant pour l’instant mais on sait où on va, confie ainsi le patron de l’équipe allemande, Ross Brawn. Une saison passe par plusieurs phases. La première partie de saison sert à établir un état des lieux et réagir en conséquence. C’est ce qu’on fait en ce moment. » Quatrième hier d’une deuxième séance d’essais libres pluvieuse, « Schumi » a dessiné une tendance plus favorable. « C’est un bon résultat dans des conditions difficile. J’ai fait de bonnes choses à Melbourne dans le passé (quatre victoires entre 2000 et 2004, ndlr). Espérons en faire un de plus », a-t-il ensuite lâché, le sourire aux lèvres. Il tentera aujourd’hui de faire mieux que sa septième place sur la grille précédente. Pour un premier vrai envol ?

La rédaction