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Todt-Vatanen, un duel déséquilibré

Entre Todt et son opposant Ari Vatanen, le combat pour l'élection à la présidence de la FIA parait inégal.

Entre Todt et son opposant Ari Vatanen, le combat pour l'élection à la présidence de la FIA parait inégal. - -

L’élection à la présidence de la FIA a lieu vendredi à Paris. Jean Todt et Ari Vatanen sont en lice pour succéder à Max Mosley. Sauf surprise, le Français devrait l’emporter largement. En quatre points, les clefs du scrutin.

Jean Todt : la continuité

Son programme
Ouvertement soutenu par Max Mosley, qui préside la FIA depuis 1993, Jean Todt n’entend pas créer de bouleversement. Il souhaite que la FIA s’adapte au contexte actuel, notamment écologique, afin de préparer « l’automobile de demain ». Pour cela, il envisage de moderniser les statuts avec notamment l’arrivée d’un commissaire chargé des questions commerciales. Il appelle également à une réduction des dépenses ainsi qu’à la mise en place d’un nouveau système disciplinaire.

Ses alliés
L’ancien directeur général de Ferrari (1993-2007) dispose d’un solide réseau dans le monde des sports mécaniques. Parmi ses principaux soutiens, Bernie Ecclestone, Max Mosley, les rallymen Jackie Ickx, Juha Kankkunen, Michèle Mouton, Timo Salonen ou encore les pilotes de F1 Michael Schumacher, Felipe Massa, Mario Andretti ou encore Gerhard Berger.

Ses points forts
L’Auvergnat possède une grosse expérience dans toutes les disciplines du sport automobile. Il connait parfaitement les rouages du milieu. Il jouit d’un carnet d’adresses impressionnant. C’est un parfait chef d’orchestre, qui sait mener ses troupes et qui n’hésite pas à déléguer si besoin.

Ses points faibles
Il est étiqueté comme le dauphin désigné de Max Mosley. Certains de ses détracteurs lui reprochent également son manque d’ouverture et sa gestion parfois autoritaire.

Ari Vatanen : la rupture

Son programme
Ari Vatanen a mené une campagne radicalement différente de celle de Todt. Son mot d’ordre est clair : sortir de l’ère Mosley. Il annonce vouloir introduire de la transparence dans le fonctionnement de la FIA. Il veut aussi remettre au goût du jour la démocratie dans les processus électoraux de l’instance. Il entend également réinstaurer le dialogue dans la prise de décision commune.

Ses alliés
L’homme politique finlandais a rassemblé derrière lui les insatisfaits et les déçus du régime Mosley. En revanche, ses soutiens se montrent extrêmement discrets. Sachant que Jean Todt est le grand favori de cette élection, personne n’a envie d’être catalogué comme opposant au Français en cas de succès de ce dernier.

Ses points forts
Sa volonté de « redonner des valeurs » à la FIA. Son envie affichée d’œuvrer en concertation avec tous les acteurs du monde automobile.

Ses points faibles
A l’inverse de Jean Todt, il n’a qu’une expérience relative du milieu. Il n’a encore jamais été élu dans un organisme de sport automobile.

La rédaction - Alexandre Jaquin