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Vettel en patron, Lotus se régale

Romain Grosjean

Romain Grosjean - -

Tout en maitrise, Sebastian Vettel (Red Bull) a remporté ce dimanche le Grand Prix de Bahreïn. Le triple champion du monde, qui compte désormais 10 points d’avance au classement, a devancé les deux Lotus de Kimi Räikkönen et Romain Grosjean, auteur de son premier podium de la saison.

« C’était une course fantastique. Je n’ai connu aucun problème, du début jusqu’à la fin. » Sur la plus haute marche du podium de Sakhir, Sebastian Vettel (Red Bull) savoure son succès à Bahreïn. Son deuxième de la saison. Son deuxième également à Sakhir et… le 28e depuis qu’il évolue dans la catégorie reine. Le triple champion du monde a parfaitement résumé le scénario de ce quatrième Grand Prix de l’exercice 2013. Une fois qu’il a mis le poleman Nico Rosberg (Mercedes) dans son rétroviseur et laissé sur place Fernando Alonso, trahi par un problème de DRS, Vettel n’a plus jamais tremblé (trois arrêts sereins aux stands), gérant parfaitement la performance de sa monoplace et la tenue de ses pneumatiques, loin des bagarres pour les places d’honneur et de l’agitation de Sergio Pérez (McLaren), à deux doigts d’accrocher sévèrement son leader, Jenson Button, en plein cœur de la course.

On est loin de son succès controversé il y a un peu moins d’un mois en Malaisie… Oui, la course disputée par les 22 pilotes, ce dimanche, sur le tracé de Sakhir a été passionnante, belle, peut-être la plus belle de ce début de saison. Pas pour le Français Jean-Eric Vergne (Toro Rosso), obligé d’abandonner au 18e tour, sa voiture ne s’étant jamais remise d’un accident avec la Caterham de Giedo van der Garde (Caterham). Plus pour Lewis Hamilton (Mercedes), auteur d’une belle cinquième place, lui qui partait avec un handicap de cinq places au départ. Mais surtout pour Kimi Räikkönen et Romain Grosjean, le Français étant enfin dans le coup avec sa Lotus.

Boullier : « Le Romain qu’on souhaite avoir »

Respectivement neuvième et onzième sur la grille de départ, les deux pilotes Lotus n’en menaient pourtant pas large en début de Grand Prix. Surtout Grosjean, victime d’un mauvais choix stratégique en Q2 et, à la veille du grand oral, encore en délicatesse avec sa E21. « Hier (samedi) en qualifications, ça allait mieux. Mais je me demandais : "Est-ce que ça va suffire dimanche", raconte Grosjean. Mais l’équipe a très bien travaillé pour comprendre le problème. » Là, le Français n’a pas connu de soucis majeurs. Lui, comme Räikkönen, ont aussi pu profiter du jeu des passages aux stands et de la défaillance des Ferrari de Fernando Alonso (8e), contraint à deux arrêts en deux tours pour des soucis de DRS, et de Felipe Massa (15e), en grande délicatesse avec ses pneumatiques tout au long de la course. « Il reste dix tours et Di Resta est devant moi, reprend Grosjean. Je sais que je suis beaucoup plus rapide. On me demande de sauver un maximum de pneus, de sauver un peu d’essence. Mais il y a l’esprit compétiteur qui est là et on n’a envie que d’une seule chose, c’est d’y aller. »

Ce que l’intéressé, 27 ans jeudi dernier, a fait, pour le plus grand bonheur de son directeur, Eric Boullier : « C’est le vrai début de sa saison aujourd’hui. C’est le Romain qu’on souhaite avoir. A partir du moment où il n’arrivait pas à exploiter sa voiture, il ne prenait pas de plaisir. Il a été capable de se faire plaisir et on voit la différence à l’arrivée. » Une arrivée sur laquelle tout le team Lotus s’est précipité, tout heureux d’accrocher la deuxième place au classement constructeurs avec ce double podium à Sakhir… le même qu’en 2012. Derrière, Grosjean avait enchainé avec une quatrième place à Barcelone. Cela tombe bien. Les retrouvailles du Français avec la Catalogne sont programmées dans trois semaines. Et cette fois, il visera mieux qu’un bis repetita.

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La galère de Vergne|||

Une crevaison en début de course. Puis un accident avec la Caterham de Giedo van der Garde et un arrêt prématuré, dès le 18e tour… Jean-Eric Vergne a connu mieux comme dimanche. « Après le ravitaillement, j’ai essayé de continuer pour voir comment la voiture se comportait mais à la fin, j’étais relégué à un tour. J’ai beaucoup perdu d’aéro et l’équipe voyait que les dommages causaient une surchauffe à un niveau dangereux, alors ils m’ont demandé d’abandonner, raconte le pilote Toro Rosso. Cette séquence de Grand Prix n’a pas été très bonne pour moi et j’espère vraiment que la partie européenne sera comme un nouveau départ. » Un départ dans lequel il espère dominer son équipier, Daniel Ricciardo, 16e à Bahreïn. Ce qu’a fait Jules Bianchi (Marussia, 19e) devant Max Chilton (20e). Idem pour Charles Pic (17e), bien meilleur que Van der Garde (21e). Mais surtout, et pour la première fois de la saison, devant la Marussia de Bianchi.

A.D avec A.A, à Bahreïn