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Vettel, l’Europe à ses pieds

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Sebastian Vettel a remporté ce dimanche la sixième course de la saison à l’occasion du Grand Prix d’Europe. La domination de l’Allemand a rapidement tué le suspense, même si Mark Webber et Fernando Alonso ont garanti un minimum d’intérêt en se livrant une belle bataille pour les accessits.

Vettel seul au monde

Ça devient une habitude. Sebastian Vettel n’a laissé aucune miette à la concurrence, dimanche. Parti en pole position pour la sixième fois de la saison, l’Allemand a dominé la course de bout en bout. Oubliée la glissade dans la dernier tour du Grand Prix du Canada il y a deux semaines : le champion du monde a remis les pendules à l’heure. Et ce ne sont pas les modifications du règlement par la FIA (interdiction de toute modification de la cartographie moteur entre la séance de la qualification et la course) qui l’ont empêché de signer son cinquième succès de la saison. « Peut-être que de l’extérieur ça semblait une course ennuyeuse, mais ça ne l’était pas de l’intérieur, a témoigné le vainqueur du jour. Avec Fernando et Mark, il y avait une vraie bagarre et notamment sur la stratégie. »

Alonso et Webber assurent le spectacle

A l’inverse de Montréal où la pluie et les interventions de la safety car avaient rythmé la course, Valence a livré un scénario plus soporifique. Il faut tout de même remercier Fernando Alonso et Mark Webber, les deux principaux animateurs du jour. L’Espagnol, parti en quatrième position, a fait lever le public en dépassant l’Australien au 21e tour. Webber, un temps redevenu deuxième après la valse des stands, a gâché l’opportunité d’un deuxième doublé Red Bull cette saison en manquant son troisième arrêt. « Je pense que c’est ma meilleure course de l’année », a tout de même admis Webber, revenu à la hauteur de Jenson Button, deuxième du classement général. Fernando Alonso, auteur de son troisième podium de la saison, confirme les progrès de Ferrari. « Etre là entre les deux voitures Red Bull, c’est une très bonne chose pour l’équipe, a reconnu le double champion du monde. Nous avançons dans la bonne direction. »

Hamilton se grille dès le départ

Lewis Hamilton, troisième sur la grille de départ et quatrième à l’arrivée, a compromis ses chances de victoire dès le départ en rétrogradant de deux places. Un nouveau signe de précipitation pour le pilote McLaren, déjà contraint à l’abandon au Canada, qui se distingue par son impatience. « Ça a été une course très ennuyeuse. Il ne s’est pas passé grand-chose, a grommelé le jeune Anglais. J’avais dit que je serais heureux de garder ma position, donc je ne je suis pas content. Je n’allais pas assez vite par rapport aux Red Bull et aux Ferrari. » Le champion du monde 2008 a même dû se méfier de Felipe Massa, revenu dans son sillage en fin de course. Son coéquipier, Jenson Button, vainqueur au Canada, n’a pas bénéficié des mêmes circonstances favorables que lors de sa remonté fantastique il y a deux semaines. Sixième à l’arrivée, il conserve sa deuxième place au général mais compte désormais 77 points de retard sur Sebastian Vettel, le maitre absolu.