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Vettel y est presque

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Vainqueur souverain du Grand Prix d'Italie dimanche à Monza, l'Allemand a signé sa 8e victoire de la saison et fait un pas sans doute décisif vers son second titre de champion du monde. Malgré une belle bagarre, Button (McLaren) et Alonso (Ferrari) n'ont jamais été en mesure de rivaliser avec le pilote Red Bull.

Sur ses joues, les bulles de Champagne ont vite remplacé les larmes d’émotion. Sur la plus haute marche du podium, face à une impressionnante marée humaine, rouge forcément, Sebastian Vettel a pourtant craqué lorsque l’hymne allemand a retenti. « Il y avait beaucoup d’émotion, confirme le le pilote Red Bull. De là-haut, on se sent béni. Ce circuit représente beaucoup de choses pour moi. C’est ici que j’ai remporté ma première victoire en F1. » C’était en 2008 au volant d’une Toro Rosso.
Depuis, le champion du monde a gravi les marches de la gloire quatre par quatre. Dimanche, à Monza (Italie), dans le temple de Ferrari, il n’a été inquiété qu’au départ, dépassé par un Fernando Alonso qui a tenté crânement sa chance. « J’ai été en tête pendant quelques tours mais ensuite, je n’étais pas assez compétitif pour tenir cette place », explique l’Espagnol, troisième de ce Grand Prix d’Italie derrière Jenson Button (McLaren).

A la chasse aux records

Si la bagarre fut intense pour les places d’honneur, Sebastian Vettel a donc fait cavalier seul. Impérial, comme toujours, il a écrasé la concurrence pour remporter son 8e succès en 13 Grands Prix cette saison. Le 18e de sa carrière. A seulement 24 ans. « J’ai pris beaucoup de plaisir, sourit Vettel. Ma voiture était fantastique. C’était une victoire très spéciale. »
Avec 112 points d’avance sur Fernando Alonso, son dauphin au classement du championnat du monde des pilotes, l’Allemand peut décrocher son deuxième titre mondial dès la prochaine course. S’il s’impose le 25 septembre à Singapour, et qu’Alonso ne termine pas sur le podium, Vettel entrera dans la « caste » très prestigieuse des doubles champions du monde. « Il continue la chasse aux victoires et probablement la chasse aux records », assure, enthousiaste, l’ancien pilote Patrick Tambay.
Les miettes laissées par l’insatiable champion ne sont pourtant pas à jeter à la poubelle. A l’issue d’une bagarre de tous les instants, Michael Schumacher (Mercedes) s’est frotté aux meilleurs, et notamment à Lewis Hamilton (4e), pour finir à une très belle 5e place. Près de 32 secondes plus tôt, son compatriote, de 18 ans son cadet, levait les bras au ciel.