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Assen, la Cathédrale de la vitesse

Jorge Lorenzo

Jorge Lorenzo - -

Intégré au calendrier du Championnat du monde depuis sa création en 1949, Assen, qui accueille le Grand Prix des Pays-Bas, est un circuit mythique où vitesse et tradition créent une atmosphère unique. Reportage au plat pays.

Comme la mythique épreuve de l’Ile de Man qui s’est déroulée il y a deux semaines, le Grand Prix des Pays-Bas, à Assen, porte lui aussi les initiales mystérieuses de TT, pour Tourist Trophy. Deux lettres de légende qui caractérisent des circuits considérés comme des Everest du sport motocycliste. Deux lettres qui font surtout fantasmer tous les pilotes.

Tous les grands de la moto ont tenu à s’imposer à Assen, de Giacomo Agostini à Valentino Rossi en passant par Mick Doohan, gravement blessé ici en 1992, et tout proche de devoir tout arrêter à l’aube d’une carrière exceptionnelle. Car le tracé est un juge de paix, un exercice très complexe qui rend la partie de pilotage très particulière. C’est pour cette raison qu’on l’a surnommé la Cathédrale de la Vitesse.

Ici, on ne court jamais le dimanche !

Capable d’accueillir plus de 100 000 fidèles, le circuit d’Assen était une route ouverte à la circulation la semaine et fermée les week-ends de course. Inauguré en 1925, il est devenu circuit permanent en 1955 et possédant des enchaînements très rapides souvent ponctuées de cassures où le pilote doit placer sa monture sur la bonne trajectoire. « C’est si bon de rouler ici, confie Jorge Lorenzo. Vous devez pilotez en souplesse et laisser la moto aller dans les virages, je me sens toujours à l’aise. J’y ai remporté la seconde course de ma carrière en 2004 et ma première en MotoGP l’an dernier. »

Le Temple de la moto a une autre particularité. Les courses ont lieu le samedi, jamais le dimanche. La faute à une tradition protestante qui interdisait toute activité autre que religieuse le jour du seigneur. Cela n’empêchera pas la meute des pilotes de bien figurer. Ce sera le cas de Colin Edwards, héroïque 3e à Silverstone il y a deux semaines, et passé tout près de son premier succès à Assen en 2006 après avoir chuté juste avant l’arrivée alors qu’il était en tête. « Ne me parlez plus de cette course », lâche le Texan dans un large sourire.