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Stoner est prévenu

Casey Stoner partira en pole sur le circuit du Mugello.

Casey Stoner partira en pole sur le circuit du Mugello. - -

Auteur de la pole au début d’une séance tronquée par la pluie, l’Australien devra faire attention aux multiples pièges du Mugello s’il veut remporter ce dimanche (14h) le Grand Prix d’Italie.

Il a encore signé la pole. Sa cinquième en huit courses cette saison. Mais pour une fois, Casey Stoner ne la doit pas qu’à son talent et aux qualités de sa Honda. L’Australien peut remercier la pluie pour son coup de main. La conséquence d’une séance de qualifications tronquée par les conditions météo, ce samedi, et qui l’a vu signer le meilleur temps dès le début des hostilités, lors de son 9e tour chronométré, avant d’être assuré de la pole par les gouttes s’abattant sur le circuit du Mugello. Stoner a tout de même eu le temps de profiter du nouveau revêtement pour battre le record de la piste établi… le matin même par Jorge Lorenzo (Yamaha). Une preuve que l’Australien a bien mérité sa pole. « Faire ce chrono avec des pneus qui avaient déjà une dizaine de tours, c'est très encourageant pour la course », indique Stoner. 

En quête d’une cinquième victoire cette saison et d’une revanche sur le Grand-Prix des Pays-Bas la semaine dernière, où Ben Spies l’a dominé sur la piste, le leader du championnat espère accentuer son avance au classement sur un Lorenzo un peu noyé sous la pluie (5e sur la grille). La façon d’obtenir sa pole aura permis de lui remettre cet avertissement en tête : au Mugello, rien n’est gagné d’avance. Engoncé entre des collines, le circuit propriété de Ferrari est souvent sujet à de brefs mais violents orages. Parfois au milieu de journées de plein soleil. Le « grand beau temps » prévu par les services météo italiens pour dimanche ne garantit donc pas une course sans averse malvenue. De quoi rester sur ses gardes du premier au dernier tour.

Spies : « Je vise le podium »

Entre la météo, une meute de pilotes à la prise de risques maximale et des pneus pas facile à maîtriser, au point de faire monter la grogne dans le paddock autour du manufacturier unique et d’alimenter les rumeurs sur le rôle des uns et des autres dans les choix de Bridgestone, le GP d’Italie pourrait voir les surprises se multiplier. En grande forme, Spies a placé sa Yamaha au deuxième rang. Son duel avec Stoner promet. « Tout le monde attend beaucoup de moi, je vise le podium », précise l’Américain. La présence à la troisième place de l’Italien Marco Simoncelli, le « bad boy » du plateau, accusé de faire tomber ses rivaux en série, promet un départ et une course animés. Douzième après un week-end où il n’a pas pu beaucoup tourner, Valentino Rossi ne peut, lui, pas espérer grand-chose. Sauf si la pluie s’invite. On connaît quelqu’un qui ne veut pas encore voir le soleil en juillet.