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Dakar : Chicherit, le retour de la tête brulée

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Après une année de traversée du désert, Guerlain Chicherit revient sur le Dakar au volant d’un buggy au sein de l’équipe SMG. Plus mature, l’ancien skieur veut de nouveau faire parler de lui.

Il y a eu cette malheureuse journée de repos en 2011. En plein Dakar, alors que la caravane se trouve du côté d’Arica (Chili), Guerlain Chicherit s’offre une petite « balade » sur la plage au volant de sa Mini. Résultat : 3 tonneaux, une voiture pulvérisée, une fin de course et une aventure qui s’arrête au sein de l’équipe X-Raid. Après un Dakar 2012 qui se déroule sans lui, c’est un nouveau Guerlain Chicherit qui prend part au rallye-raid sud-américain. A 34 ans, l’ancien quadruple champion du monde de ski extrême a gagé en expérience. « Quand on fait une connerie comme la mienne, il faut prendre son temps pour revenir, explique-t-il aujourd’hui. Ça n’a pas été facile. Il faut convaincre les gens parce que ça coûte de l’argent. »

D’autant qu’après une première participation en 2005 (49e), il termine à une prometteuse 9e place l’année suivante. Les éditions 2007 et 2008 se terminent sans lui avec un abandon en pleine spéciale après sept tonneaux en 2007, mais c’est plein d’ambition qu’il se hisse à la 5e place en 2010 avec une victoire d’étape à la clé. De quoi faire de lui un pilote revanchard ? « Je ne suis pas revanchard car ce qu’il se passe en 2011, c’est une erreur de ma part, temporise le bonhomme désormais au volant d’un buggy. Je peux avoir des regrets, mais je ne peux pas être revanchard. Il faut assumer ses conneries. Je l’ai fait et je suis revenu. »

Chicherit : « J’aime faire le con avec des bagnoles »

Guerlain Chicherit utilise aujourd’hui son image « fou-fou ». Sans pour autant la cultiver. « Je suis un peu chaud. Je ne vais pas le cacher : j’aime faire le con avec des bagnoles. J’aime avoir les roues en l’air. C’est à prendre ou à laisser. » Quelques jours avant le départ de la course il a ainsi mis en ligne sur les réseaux sociaux une vidéo où il effectue un backflip avec une Mini spécialement préparée pour ce record. Car si son image l’a certainement desservi après sa mésaventure de 2011, elle l’a peut-être aidé à retrouver un volant en 2013 au milieu d’un bivouac parfois trop aseptisé.

« Il a une vision moderne sur les aspects communication et marketing, constate le directeur de l’équipe, Philippe Gache. Il gère bien son image mais tout cela ne suffit pas pour être un très bon pilote. » L’intéressé reprend : « C’est aussi sur cette image aussi que je capitalise. Il ne faut pas s’attendre de moi que je roule peinard pour aller chercher le pain. » « Très propre sur les dunes », « sûr de lui » à en croire Jean-Pierre Garcin son copilote, il vise désormais les sommets du classement général. Quand on l’interroge sur ses possibilités à lutter avec les meilleurs, il lance mystérieux et plein d’ambition : « être devant ! »

PTa avec AA à Lima