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La peur de rester à quai

Jeudi et vendredi, place aux vérifications techniques qui peuvent laisser certains équipages à quai...

Jeudi et vendredi, place aux vérifications techniques qui peuvent laisser certains équipages à quai... - -

Depuis jeudi et pendant deux jours, les participants au Dakar soumettent leurs véhicules aux vérifications techniques. Un exercice de routine qu’ils vivent pourtant la peur au ventre.

Les vérifications techniques des 430 véhicules du Dakar ont commencé jeudi à Buenos Aires. Après avoir fait vérifier passeports et dossier médicaux les concurrents argentins ont ouvert le bal de ce passage en revue, présentant voiture, moto, quad ou camion aux contrôleurs.… Vendredi ce sera aux pilotes des autres nationalités de présenter leur véhicule. « Il y a des règles sportives à respecter, si les participants n’ont pas tous les éléments nécessaires pour prendre le départ, ils ne partent pas », explique sans détour Gregory Murac, responsable sécurité sur le Dakar.

Un moment de stress pour les concurrents, notamment les amateurs qui ont payé près de 35 000€ pour pouvoir participer, et qui peuvent se voir refuser le départ pour un papier manquant ou un problème technique. Chaque année ils sont 1 à 3 dans ce cas, c’est certes peu, mais c’est assez pour que ces deux journées de vérifications soient hautes en stress. « La pression est très forte, admet David Castera, directeur sportif de l’épreuve. Il y a beaucoup de questions, il y a la peur d’oublier un papier. Ce sont de purs amateurs, l’épreuve est énorme, il y a la presse et les télés… certains rêvaient de ça depuis 10 ans… »

« Je n'ai pas le droit à l'erreur, j'ai la boule au ventre... »

Un sentiment partagé par Clément Beauregard, 21 ans, mécanicien auvergnat chez Mecasystem, passionné de tout-terrain depuis le plus jeune âge et prêt pour son premier Dakar. A moins que… « Je suis indépendant, je n’ai pas le droit à l’erreur, je dois être au top. J’ai la boule au ventre. On sait que les motos sont prêtes mais il y a toujours ce doute que quelque chose soit mal fait. Tant que le départ n’est pas donné, je ne peux pas me relâcher. »

Louis Chenaille (avec A.A. à Buenos Aires)