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Le Dakar s’offre un lifting

Nasser Al-Attiyah, vainqueur l'année dernière

Nasser Al-Attiyah, vainqueur l'année dernière - -

Pour sa quatrième année en Amérique Latine, la 33e édition du Dakar, qui débute ce dimanche, s’est offert un lifting avec un départ à Mar Del Plata, le retour du tracé en ligne et une arrivée au Pérou. Au milieu de tout ça, des dunes et encore des dunes. Présentation.

Un départ délocalisé et un tracé à l’Africaine

Pour la première depuis la délocalisation du rallye en Amérique du Sud, le départ ne sera pas donné à Buenos Aires. La 34e édition du Dakar s’élancera en effet de Mar Del Plata, station balnéaire située à 100 kilomètres de la capitale argentine. « Les autorités argentines voulaient délocaliser ce grand départ et en faire profiter d’autres régions, explique David Castera, directeur sportif de l’épreuve. On est un peu sur la Côte d’Azur argentine puisqu’actuellement, il y a environ deux millions de personnes. » Pour la première fois depuis 2009, les 466 concurrents n’effectueront pas une boucle autour de Buenos Aires. Après avoir quitté Mar Del Plata, ils tenteront de rejoindre Lima au Pérou. « On renoue avec la grande tradition des rallyes africains après trois années où nous faisions une boucle, rappelle Castera. On mettra le cap au nord sans revenir sur nos pas. »

Le Pérou, première

Après avoir dompté les pistes chiliennes et argentines depuis trois ans, les concurrents vont découvrir une nouvelle terre : le Pérou. « Ça risque d’être fort », s’enthousiasme Castera. Une consécration pour les organisateurs qui buchaient sur un passage dans ce pays depuis plusieurs années. « Les premiers contacts avec le Pérou ont eu lieu fin 2010, rappelle Etienne Lavigne, le directeur de l’épreuve. Il a fallu un an et demi pour avoir l’opportunité de rentrer dans ce pays. » Après quatorze jours de course et 5000 kilomètres parcourus, Lima accueillera ses héros.

Les dunes chiliennes en juge de paix

Après avoir quitté l’Atlantique, la route vers le Pacifique s’annonce tortueuse. Et notamment l’arrivée au Chili qui, pour beaucoup, sera l’un des tournants de la course avec ses successions de dunes. « La septième étape Copiapo-Copiapo (le 7 janvier), qui fera une boucle, peut beaucoup jouer sur le résultat, pronostique David Castera. Ces dunes seront difficiles. Les pilotes vont finir très tard, ce sera un des moments forts du rallye. On a placé cette étape la veille d’une journée de repos puisque de nombreux concurrents devraient rentrer pendant la nuit. »

Une course ouverte sans Volkswagen

Le retrait de Volkswagen va redistribuer les cartes pour la victoire finale chez les autos. Stéphane Peterhansel, nonuple vainqueur de l’épreuve (six fois en moto, trois en voiture) court toujours après un succès en Amérique latine depuis son dernier décroché en Afrique en 2007. A bord de sa Mini, il devra composer avec ses partenaires au sein de l’équipe X-Raid, Nani Roma et Krzysztof Holowczyc. Nasser Al-Attiyah, tenant du titre, devra faire son deuil de VW à bord de son Hummer. Chez les motos, Cyril Despres (KTM) et Marc Coma (KTM) font figure de grands favoris. « Le final au Pérou sera dur pour les voitures », prévient d’ores et déjà Castera.

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La ferveur envahit Mar Del Plata|||

Comme à Buenos Aires lors des trois précédentes éditions, la population de Mar Del Plata s’enthousiasme pour le départ du Dakar. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont assisté, ce samedi, à la présentation des 466 concurrents. De nombreux drapeaux argentins ont accompagné le passage des motos, autos et camions sur l’avenue Peralta Ramos, plus grande artère de la ville, qui mène au podium-départ. Un vrai engouement qui s’explique également par les particularités de la ville, cité balnéaire qui passe de 700 000 habitants à 1,2 million chaque année durant cette période des fêtes et de grandes vacances scolaires. « Dans toute la ville, nous ressentons la présence du Dakar, témoigne Thierry Rault, directeur gastronomique français du très choc hôtel Costa Galana. Il y a des véhicules partout, une très bonne ambiance, c’est la fête ! Mais, c’est comme ça tous les ans.» A 5h00 du matin, dimanche, les fêtards du Nouvel An pourront accompagner le premier motard à s’élancer sur le tracé 2012. L’année dernière, 5 millions de supporters s’étaient massés tout au long du parcours.