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Le « Monté », un centenaire prestigieux

Une Skoda au Monte-Carlo

Une Skoda au Monte-Carlo - -

Le 79e rallye de Monte-Carlo, qui débute ce mardi soir, marque aussi le centenaire de l’épreuve. Un mythe sportif, qui ne figure pourtant pas au calendrier WRC.

C’est peu dire que l’épreuve est singulière. Les organisateurs en ont même fait leur cheval de bataille. Depuis 2009, le légendaire rallye de Monte-Carlo ne figure plus au calendrier WRC. La faute à la fédération internationale, qui a décidé d’alterner les courses d’une année sur l’autre depuis 2009. La faute, aussi, au boycott des organisateurs depuis l’an dernier. Ils préfèrent s’ancrer dans le championnat IRC, beaucoup moins prestigieux, mais aussi beaucoup plus large dans sa règlementation. Malgré l’insistance de la FIA et de son président, Jean Todt. « Il y a eu des négociations au plus haut niveau pour que le rallye revienne en WRC, confie le très diplomate Patrick Mannoury, responsable de la communication à l’automobile club de Monaco. Mais il n’y a pas de fermeture. Tout est ouvert pour la suite. »

Le ‘Monté’, comme le surnomment les pilotes, a semble-t-il les moyens de ses ambitions. Cette année, ils sont 305 à avoir émis une demande d’engagement. Au final, à peine 120 équipages seront sélectionnés. Et la course ne manque pas de têtes d’affiche. Le Norvégien Petter Solberg, champion du monde WRC en 2003, et le Finlandais Juho Hänninen, champion du monde en titre de l’IRC, feront figure de favoris.

Daniel Elena est au départ

A noter aussi la présence de François Delecour. A 48 ans, le Français est le seul concurrent à avoir déjà remporté le rallye. C’était il y a seize ans. A la veille du départ, au parc des expositions de Valence, le public n’avait – presque – d’yeux que pour lui. « C’est une opportunité incroyable et un concours de circonstances, confie-t-il. On a décidé ça au mois de septembre. Entre-temps, j’ai fait des rallyes en Italie, ça m’a redonné le goût de conduire. Aujourd’hui, il n’y a pas de vainqueur au départ du rallye. Je suis un peu la vedette ! »

Autre personnage au départ, un certain Daniel Elena. Le copilote de Sébastien Loeb, qui partira avec le numéro 100, a décidé de quitter son prestigieux partenaire le temps d’une course. Histoire de goûter lui aussi aux joies du volant. « Je suis monégasque, rappelle-t-il. Quand j’étais plus jeune, je montais en haut du col de Turini avec ma mobylette ! Au volant, je suis ce que je suis. Je vais rouler à mon rythme. Le but du jeu, c’est simplement d’être à l’arrivée. C’est d’abord du plaisir. » Une épreuve singulière, on vous dit.

Louis Chenaille avec Eric Briquet