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Loeb a un compte à régler

Le sextuple champion du monde français a une revanche à prendre en Jordanie

Le sextuple champion du monde français a une revanche à prendre en Jordanie - -

Hôte du troisième rallye de la saison, la Jordanie possède un profil original. Malheureux sur ces terres en 2008, Sébastien Loeb tentera d'y conforter sa place de leader du championnat du monde.

Des cimes mexicaines aux bords de la mer Morte, le circuit WRC fait le grand écart. Un mois après avoir disputé la manche la plus haute du championnat, avec un point culminant à 2700 m, les pilotes se retrouvent cette semaine pour un rallye de Jordanie en partie situé en-dessous du niveau de la mer. Ce qui n’est pas sans conséquence pour les machines. Citroën a ainsi profité de la mini-trêve pour effectuer des essais dans le sud de l’Espagne, dans des conditions à peu près équivalentes.

« C’est un rallye difficile car très chaud, très dur pour les voitures, les pneus et les pilotes, détaille Sébastien Loeb. C’est un peu au milieu de nulle part, dans le désert. Il n’y a pas beaucoup de repères, pas d’arbres, pas de maisons. Ce n’est pas facile de prendre des notes. On roule parfois à l’aveugle et on a vite fait de taper une grosse pierre sur le bord. » Le sextuple champion du monde est bien placé pour en connaître les pièges. Lors de la première et unique édition de l’épreuve, en 2008, il avait heurté la voiture de Conrad Rautenbach sur un parcours de liaison, avant de terminer dixième.

Loeb : « C'est un peu au milieu de nulle part »

Les conditions s’annoncent toutefois moins dantesques cette année. Alors que la canicule avait fait monter le mercure à près de 50°C, les températures seront cette fois réduites de moitié. Les capots ne pourront plus faire office de poêle à frire…

Sébastien Loeb ne s’en plaindra pas, lui qui devra déjà se coltiner aujourd’hui l’ouverture de la route dans les ruines romaines de Jerash. Un honneur réservé au leader du championnat, qu’il est devenu au Mexique en s’imposant devant les deux autres Citroën de Petter Solberg et Sébastien Ogier. Seulement quatrième sur les pistes sud-américaines, son rival finlandais Mikko Hirvonen (Ford Focus) doit réagir sur un rallye qu’il avait remporté en 2008. « Mais avant notre accident, on était en tête, rappelle Loeb. Ça veut dire qu’on était bien. » Et que le colossal palmarès de l’Alsacien pourrait s’enrichir dimanche d’un succès inédit.

S.C. avec E.B.