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Loeb : « Se faire plaisir avant tout »

Sébastien Loeb

Sébastien Loeb - -

Pré-retraité, Sébastien Loeb débute sa tournée d'adieu ce mercredi au rallye Monte-Carlo. Une épreuve où sa légende s'est écrite au fil des victoires (2003, 2004, 2005, 2007, 2008, 2012) et qu'il aborde pour une fois sans pression.

Sébastien, dans quel état d’esprit abordez-vous ce rallye de Monte-Carlo ?

Etant là pour faire juste quelques rallyes, il n’y a pas la pression des points même si je suis là pour en apporter à Citroën. De l’autre côté, c’est le Monte-Carlo, avec des conditions compliquées. On a eu de la neige dans les spéciales et on est obligé de faire les choses sérieusement. On a vite fait de faire une erreur. J’essaie de le préparer au mieux même si, quelque part, on est là pour se faire plaisir avant tout.

Etes-vous là pour une septième victoire ?

On verra ce que l’on pourra faire. Ça va être un rallye difficile avec la neige. Ce n’est pas le rallye asphalte qu’on a pu connaitre ces dernières années. On verra quelles seront les conditions. C’est sûr que le but sera de faire de mon mieux.

Sans véritable championnat, quel est votre moteur cette saison ?

Le fait de se faire plaisir, d’arrêter le rallye sans réaliser de coupure nette. C’est une façon de continuer à collaborer avec Citroën en vue d’un retour plus actif dans le futur. C’est une manière qui nous allait à tous pour 2013.

Chez Ford, certains disent que vous bluffez, que vous ferez plus que quatre rallyes cette saison…

Non. Peut-être moins. Mais pas plus.

Qui peut vous succéder ?

Il faudra attendre de voir les performances de la Volkswagen. Ils ont quand même eu une expérience rallye avec Skoda. Ils ont fait beaucoup d’essais. Je pense qu’ils vont être dans le coup. Si c’est le cas, ça se jouera entre Latvala, Ogier et Hirvonen.

Vous évoquez Sébastien Ogier. L’estimez-vous capable de devenir champion du monde ?

Il a prouvé qu’il était très rapide, qu’il était capable d’être fiable, d’aller au bout des courses. Il n’y a pas de raisons qu’il ne soit pas capable de se battre pour le championnat.

Le fait de ne pas prendre part véritablement à la saison va-t-il désinhiber vos adversaires ?

Je ne sais pas. Il faudrait le leur demander. Ce qui est clair, c’est qu’il va y avoir un nouveau championnat du monde. Cela faisait neuf ans que ça n’était pas arrivé. Ça va changer un peu.

Un petit mot sur le Dakar ? Nasser Al-Attiyah dit qu’il aimerait bien vous voir vous aligner sur cette compétition. Votre réponse ?

Pourquoi pas ? Aujourd’hui, ce n’est pas dans les projets immédiats. Rien n’est impossible.

Propos recueillis par Julien Richard