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Ogier : « Ne plus être vu comme un Loeb bis »

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Deuxième au rallye de Monte-Carlo, Sébastien Ogier (29 ans) était l’invité du Moscato Show ce mercredi sur RMC. S’il ne veut pas brûler les étapes au volant de sa Polo, il souhaite sortir de l’ombre de Sébastien Loeb.

Sébastien, quel est votre objectif cette saison, être champion du monde ?

Peut-être pas tout de suite. Je suis très satisfait de cette première course. Cela fait un an que l’on travaille sur le projet, qu’on développe la nouvelle Polo. Il y avait beaucoup d’interrogations avant le départ du rallye de Monte-Carlo. Se battre aux avant-postes a été un soulagement et aussi une grosse source de motivation pour la suite de la saison.

Le titre de champion du monde n’est donc pas accessible cette année ?

Monte-Carlo a été une très bonne surprise, mais je dois attendre les premiers rallyes sur terre. On n’est pas encore certain que la fiabilité sera tout le temps au rendez-vous. Il serait normal de rencontrer des erreurs de jeunesse lors de notre première saison. On prend donc les courses les unes après les autres. Je serai plus précis sur mes objectifs d’ici quatre ou cinq rallyes.

C’est votre première saison en tant que pilote numéro 1. Avez-vous l’impression d’avoir enfin toutes les cartes en mains pour vous épanouir ?

Oui. Volkswagen vient avec beaucoup d’ambitions. A terme, j’aurai toutes les cartes en mains pour bien faire et pour atteindre mon objectif, c’est à- dire devenir champion du monde. Dans l’immédiat, c’est une année d’apprentissage. On a besoin de rouler et d’emmagasiner de l’expérience pour être sûr d’être prêt. Mais je suis à la fois numéro un et numéro deux. Il n’y a pas de numéro un chez Volkswagen. Avec Jari Latvala, nous sommes à armes égales. On aura les mêmes chances de se battre pour les victoires.

Vous avez souvent été comparé à Sébastien Loeb, votre ex-équipier chez Citroën. Cela vous a-t-il agacé ?

Il y a eu différentes phases. C’était très flatteur d’être comparé à un immense champion tel que Sébastien Loeb. Ça m’a apporté puis, à force, les gens sont allés trop loin dans la comparaison. Aujourd’hui, je n’ai plus besoin d’être comparé à lui. Je veux simplement être vu comme Sébastien Ogier et non un Sébastien Loeb bis. On n’est pas du tout dans la même position. Mais j’ai beaucoup appris à ses côtés.

Le rallye n’est-il pas un sport trop usant ?

Non, pas du tout. Je vis un rêve. Je suis super heureux de vivre de ma passion, et encore plus cette année, avec une équipe ultra motivée. J’espère juste que ça va payer très vite.