RMC Sport

Ogier s’attaque à Loeb

Sébastien Ogier

Sébastien Ogier - -

A 27 ans, le Gapençais, qui a rejoint son aîné au sein de l’équipe officielle Citroën, doit confirmer son excellente première saison pleine en WRC. Il est déjà l’un des principaux rivaux de septuple champion du monde.

Dix ans, sept titres mondiaux et soixante victoires. Voilà ce qui sépare Sébastien Ogier de Sébastien Loeb. Le premier, qui a fêté ses 27 ans au mois de décembre, est encore un apprenti au regard du palmarès du second, qui aura 37 ans à la fin du mois de février. Il n’a remporté que deux rallyes, au Portugal et au Japon, en 2010, quand l’Alsacien affiche 62 victoires au compteur. Mais en 2011, le fossé pourrait se réduire. Il a déjà diminué tout au long de l’année dernière, quand le Gapençais est devenu le plus sérieux rival de Sébastien Loeb après les défaillances de Ford et de l’Espagnol Dani Sordo, relégué du team officiel de Citroën au team Junior dont venait Sébastien Ogier.

Champion du monde juniors en 2008, l’autre « Seb » grimpe progressivement les marches vers le plus haut niveau. Il disposera cette année de la même attention que Sébastien Loeb au sein du team officiel. Il se dit d’ailleurs que l’ambiance pourrait devenir un peu plus tendue entre les deux clans, qui s’observeront et auront le même objectif. « J’ai été un petit peu étonné de son niveau l’année dernière, explique l’Alsacien. Il a su être dans le coup par moments. On sait que c’est un bon pilote. »

Sacré avant la retraite de Loeb ?

De Karlstad, en Suède (10 au 13 février), à Cardiff, au pays de Galles (10 au 13 novembre), la lutte entre les deux pilotes Citroën devrait donc pimenter la saison. Pour Sébastien Ogier, réussir à remporter un titre mondial avant la retraite de son illustre aîné serait un exploit. Il s’avance avec prudence vers cette deuxième saison pleine en WRC, la troisième après ses apparitions en 2008.

« On va bénéficier de son expérience, de son analyse technique et de ses évolutions sur la voiture, confie le Gapençais, qui a débuté le rallye en 2006. C’est un excellent point de repère pour nous. L’inconvénient, c’est que c’est toujours difficile d’être comparé à un pilote comme lui. Mais c’est un beau challenge. » L’élève est prêt à mordre les roues du maître.

Laurent Picat avec RP