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Peterhansel, c’est Monsieur Dakar

Stéphane Peterhansel

Stéphane Peterhansel - -

A 46 ans, le Français a remporté ce dimanche au Pérou le Dakar 2012 dans la catégorie « autos ». Une dixième victoire, auto et moto confondues, qui scelle définitivement son statut de légende vivante du rallye-raid.

Lima lui a réservé un accueil triomphal ce dimanche. Vingt ans après sa première victoire au guidon d’une Yamaha, Stéphane Peterhansel a remporté le Dakar 2012 dans la capitale péruvienne. Au volant d’une Mini cette fois. A 46 ans, le pilote français entre un peu plus dans la légende avec désormais dix victoires dans le célèbre rallye-raid (six en moto, quatre en auto). « Quand on pense à quel point c'est compliqué de gagner un Dakar, c'est incroyable que j'aie réussi à en gagner dix, savoure le natif de Haute-Saône. Cela faisait tellement longtemps que j'attendais de gagner à nouveau… ». Depuis 2007 précisément et un sacre lors de la dernière édition du Dakar sur le sol africain. Cinq ans plus tard, Peterhansel a surclassé la concurrence pour s’offrir un premier titre outre-Atlantique. « Gagner en Amérique du sud, c'est un soulagement énorme, une de mes plus belles victoires », assure l’ancien pilote Mitsubishi. Dixième de la dernière étape (remportée par l’Américain Robby Gordon), Peterhansel aura mis 38 heures, 54 minutes et 46 secondes pour parcourir les 8300 km qui séparaient Mar Del Plata (Argentine) de Lima (Pérou).

Despres : « Stéphane est une idole pour moi »

Malgré quelques crevaisons et un ensablement lors de la 12e étape, le Français, vainqueur de trois spéciales, a fait preuve d’une belle régularité durant la quinzaine. Il devance finalement son coéquipier espagnol Nani Roma et le Sud-Africain Ginel De Villiers (Toyota) au classement général. De quoi s’attirer les louanges de ses pairs. « Stéphane, c’est plus qu’un ami, c’est une idole pour moi, assure Cyril Despres, lauréat dans la catégorie moto. Je le regardais à la télé lors de ses premières victoires. Je suis très respectueux vis-à-vis de lui. Il y a peu de pilotes qui ont autant de talent. Respect ! ». Un respect qui risque d’être sans égal pendant un petit moment. « Battre ce record risque d’être compliqué pour les autres », sourit Peterhansel, qui sait aussi faire dans la litote.

Alexandre Jaquin avec Antoine Arlot, à Lima