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Pour Peterhansel et Despres, c’est le Pérou !

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Alors que les positions sont figées en tête du classement, tous les pilotes sont impatients de clore cette 33e édition de ce Dakar 2012. Sauf catastrophe, Stéphane Peterhansel (Mini) et Cyril Despres (KTM) devraient s’imposer à Lima (Pérou).

Lessivés. Rincés. Exténués. Dans le bivouac, tous les qualificatifs sont bons pour qualifier cette fin de Dakar. Après deux semaines de course, les courageux pilotes et motards n’ont qu’une envie : en finir avec cette 33e édition du rallye-raid : « Depuis Mar Del Plata, ce fut un Dakar très dur physiquement mais aussi psychologiquement, glisse Cyril Despres, leader du classement général en motos. Se bagarrer à coups de secondes avec un pilote de la stature de Marc Coma, ce n’est jamais facile. Au final, je suis épuisé ».

Après avoir traversé les arides territoires argentins où la température frôlait parfois les 50 degrés, la prochaine arrivée à Lima sonne comme un soulagement pour nombre de pilotes. Bonne nouvelle : la dernière spéciale sera très courte avec seulement 29 kilomètres au programme. De quoi (enfin) souffler alors que près d’une dizaine de milliers de personnes sont attendus pour cette arrivée inédite. « Au Pérou, c’est vraiment impressionnant, concède le motard David Casteu (Yamaha) après deux journées passés sur place. Il y a un monde de folie. Mais on sent que c’est beaucoup plus pauvre. Lors des traversées, cela me fait penser au Maroc. On le voit avec les toits des maisons qui ne sont pas achevés. Ici c’est vraiment différent. »

Et de dix pour Peterhansel ?

Tout comme la ferveur ambiante, le revêtement est, lui aussi, différent. En terre péruvienne, il n’est question que de sable. Comme à l’époque où le Dakar était encore une course africaine : « Au Pérou, les dunes sont beaucoup plus compliquées, souffle le leader de la catégorie autos, Stéphane Peterhansel. C’est plus ‘piégeux’. Mais il y a quand même des beaux endroits. Ce qui est dommage, c’est que quand tu es en tête, il y a beaucoup de stress. Du coup, tu n’apprécies pas forcément ce qui est autour de toi ». Lors de cette ultime étape, Peterhansel devrait avoir le temps de profiter un peu du paysage. Sauf casse mécanique ou accident, le Français remportera son dixième rallye raid. Appelez-le Monsieur Dakar…