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Basket: La LNB craint une disparition des clubs avec la crise sanitaire

Contraints de jouer à huis-clos, les clubs français de basket sont en danger. Le président de la Ligue nationale de rugby (LNB) craint une perte de 100 000 à 180 000 euros par match.

La Ligue nationale de basket monte elle aussi au front et veut alerter sur la situation actuelle. Contraint d'évoluer à huis clos en raison de la nouvelle période de confinement, le basket français est au bord du gouffre: "On pourrait imaginer que des clubs puissent disparaître", a alerté vendredi le président de la LNB Alain Béral.

Des matchs sans spectateurs, cela signifie une grosse perte de revenus: "Pour nous, jouer sans public, sans partenaires, sans VIP, c'est jouer sans économie. On nous dit aujourd'hui, vous pouvez jouer, donc vous devez jouer. Mais à huis clos, c'est très, très compliqué", a expliqué Alain Béral à l'issue d'une Assemblée générale de la Ligue, réunie ce vendredi matin en visioconférence. 

Une assemblée générale qui n’a abouti à aucun accord global. La LNB a reporté à mardi soir au plus tard sa décision quant à la tenue des prochaines rencontres jusqu'au 1er décembre, les septième et huitième journées prévues ce week-end puis lundi et mardi étant d'ores et déjà reportées. La Ligue a par ailleurs décidé d'annuler la Leaders Cup, compétition de mi-saison qui réunit à la mi-février à Disneyland les huit meilleures équipes de la phase aller de Jeep Elite.

Une perte estimée entre 100.000 à 180.000 euros par match

Lors de la première période de confinement, le sport professionnel était complètement à l'arrêt. Les mécanismes de chômage partiel et l'accès aux prêts garantis par l'Etat ont permis aux clubs de passer ce premier épisode sans trop de casse. Mais cette nouvelle période de confinement ne rassure pas autant. 

"On n'a pas les mêmes garanties qu'en mars, avril, mai et juin, qu'il y ait des aides sur le chômage, les charges sociales, qui puissent compenser un certain nombre de choses. Aujourd'hui ce n'est pas le cas. On n'est pas sûr de notre activité", a martelé le président de la Ligue, qui estime qui estime que pour un club d'Elite, le huis clos revient à une perte de 100.000 à 180.000 euros par match. Alain Béral n'est donc pas optimiste. "L'économie des clubs va être tellement impactée. Si on accepte cela jusqu'au bout, on va disparaître, pour être tout à fait clair", résume le dirigeant.

Les clubs les mieux armés financièrement pourraient demander à jouer tout de même à domicile à huis clos, mais même pour eux "ça ne pourra pas aller au-delà de la mi-décembre", selon Alain Béral. Tony Parker, le président de l'ASVEL, a indiqué jeudi soir que son club pourrait jouer dans ces conditions en championnat et en Euroleague, mais "juste sur ce mois" de novembre.