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Euro Basket: pourquoi les Bleues peuvent enfin y croire face à l’Espagne

Gruda, Ayayi, Miyem

Gruda, Ayayi, Miyem - AFP

Pour leur quatrième finale de suite à l’Euro Basket, les Bleues ont de bonnes raisons de croire en leur triomphe même si l’Espagne, leur bête noire en finale, sera favorite, ce dimanche soir à Belgrade (20h30).

Le danger vient de partout

Si l’après-Céline Dumerc s’annonçait difficile, Valérie Garnier peut s’appuyer sur un groupe homogène. En Serbie, les Tricolores ont montré que leur collectif était solide. Au fil des matchs, les Bleues se sont affirmées, prenant la lumière à tour de rôle. Olivia Epoupa avait débuté la compétition en fanfare face aux Tchèques (18 pts) avant que Sandrine Gruda puis Marine Johannès ne prennent le relais. La première avait assuré le show en quarts contre la Belgique (33 points, son record avec les Bleues, 10 rebonds, 39 d’évaluation). L’arrière, elle, a porté l'équipe de France face à la Grande-Bretagne, samedi, en demie (20 pts). Mais de Miyem à Hartley, la Franco-américaine qui a inscrit le panier pour arracher la prolongation face aux Belges en quarts, les Espagnoles devront se méfier de toutes les Bleues: "On est 12 très bonnes joueuses, chaque soir c’est différent, se réjouit Marine Johannès. Tout le monde apporte. On a vu la rentrée des plus jeunes, elles ont tout de suite apportées."

Les Bleues ont un mental d’acier

Si les Tricolores ont eu un peu de réussite lors de cet Euro, notamment en quarts face aux Belges, elles montrent beaucoup de caractère, à l’image de leur demi-finale face aux Britanniques. "On s’attendait à un match très dur, mais on a rien lâché, appuie Marine Johannès. On a fait la différence sur quelques détails." Menées 13-2, les Bleues ont su réagir pour se sortir du piège. Leur mission sera d’un tout autre niveau face aux Espagnoles, mais avec un tel mental, elles peuvent y croire: "Il n’y a rien impossible, ça va le faire", promet Johannès.

La star de la Roja, Torrens, n'est pas là

Sur le papier, l’Espagne part favorite de cette finale. Tenantes du titre et vice-championnes olympiques, les joueuses ibériques ont aussi l’ascendant psychologique, après leurs deux victoires en finale face aux Bleues en 2013 et 2017. Mais la Roja s’est présentée en Serbie sans sa meilleure joueuse, Alba Torrens. La géante ailière (1,90m) a déclaré forfait pour soigner une blessure au genou. Une aubaine pour l’équipe de France.

AB avec Arnaud Valadon à Belgrade