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Euro : les Bleues ne veulent pas perdre le Nord

Les Bleues en quarts de finale de l'Euro ce jeudi face à la Suède

Les Bleues en quarts de finale de l'Euro ce jeudi face à la Suède - -

A Orchies (Nord), ce jeudi soir (20h), les Bleues partiront logiquement et largement favorites de leur quart de finale de l’Euro face à la Suède. Mais après trois jours pleins de repos, il s’agira de repartir sur le même rythme.

Bienvenue chez les Ch’tis ! Stars de l’Ouest, à Trélazé puis à Mouilleron-le-Captif, les Bleues ont mis le cap au Nord pour la fin de l’Euro. En pleine confiance, après six victoires en six matches. Et avec une ambition qui ne sera assouvie qu’en cas de triomphe dimanche soir en finale. « De toute façon, maintenant, toute défaite sera une déception », prévient Céline Dumerc, une capitaine qui tient les commandes du TGV tricolore au propre comme au figuré, puisqu’elle a fait le trajet vers le Nord aux côtés du conducteur. « Il y avait un volant, sourit la meneuse de jeu française. J’ai cru que c’était pour tourner, mais non en fait ! » Et de toute façon, il n’y a pas besoin de tourner.

Car pour les Bleues, la dernière ligne droite commence ce jeudi à Orchies (20h), avec un quart de finale a priori sans danger face à la Suède (trois victoires, trois défaites). « Ce qui est dangereux, c’est de perdre le rythme, explique Edwige Lawson-Wade en pensant à la coupure de la compétition depuis la victoire face à la Biélorussie dimanche (58-50). On était bien. Là, trois jours en s’entraînant un peu, en ayant de longues journées à l’hôtel, on peut s’endormir. C’est ce qu’il faut éviter. On essaye de rester active. On rigole, on en profite. Quand le match va commencer, avec l’ambiance, on se mettra dedans. » Les Bleues ont désormais l’habitude. Une salle de 5 000 places. Des chants. Un souffle.

Pierre Vincent : « Elles sont dans un état… »

« C’est une énergie formidable, souligne leur coach, Pierre Vincent. Ça les transcende. Mais elles sont dans un état… On a été obligé d’amener un camion de cryogénie pour les faire refroidir ! » Il risque d’être utile également pour calmer les ardeurs d’une équipe suédoise adroite et capable de battre la Russie (68-57), contribuant ainsi à l’élimination des championnes d’Europe en titre. « Elles sont athlétiques, analyse Pierre Vincent. Elles ne sont pas très grandes, mais très rapides. Elles ont un jeu assez épuré mais avec beaucoup d’agressivité dans le tir, dans les attaques. Nous, on a de la puissance, de la force. Mais on n’a pas nécessairement de la vitesse sur tous les postes. » Dire que le sélectionneur des Bleues s’inquiète serait quand même exagéré...

Et ses joueuses, qui ont fêté ces derniers jours l’anniversaire de Sandrine Gruda (26 ans), passé une soirée africaine et fait les soldes, ne tremblent pas. « On sait que les Suédoises jouent très rapidement, qu’elles ont beaucoup d’enthousiasme, glisse Edwige Lawson-Wade, qui vit les derniers moments de sa carrière personnelle. Mais j’ai entendu dire qu’elles ont peur de nos intérieures. Ça, c’est bon signe ! (Rires) On s’appuiera sur elles, comme d’habitude. » Pour que Sandrine Gruda (12 points, 6,3 rebonds en moyenne) et Isabelle Yacoubou (12,2 points, 6,7 rebonds), deux des moteurs des Bleues, ne risquent pas le défaut d’alimentation. Et pour que le TGV des « Braqueuses » arrive à l’heure dimanche.

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