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Ils ont rendez-vous avec l'Histoire

Tony Parker

Tony Parker - -

L'équipe de France a l'occasion de remporter son premier Euro ce dimanche à Kaunas (20h) face à l'ogre espagnol. Les anciens et les jeunes Bleus, sur un nuage depuis le début de la compétition, devront être une nouvelle fois héroïques.

Faites-le pour les anciens ! Depuis le début de l’Euro, Tony Parker ne cesse de rabâcher qu’il veut enfin écrire l’histoire avec l’équipe de France. Depuis 2000 et ses débuts en Bleus, le meneur a essuyé autant de revers en sélection que de titres avec les San Antonio Spurs (trois titres NBA). Dimanche, lui et les Bleus ont rendez-vous avec l’histoire face à l’Espagne (20h) pour leur première finale d’un Euro depuis 76 ans. « Je veux tout avoir. Mes trois titres en NBA sont des souvenirs inoubliables, a-t-il rappelé samedi. Mais gagner avec l’équipe de France, c’est devenu une obsession. Après avoir tout gagné en NBA, j’ai connu la défaite pour la première fois avec l’équipe de France. On était tout près en 2003 et 2005 (demi-finales). Mais je suis content d’être passé par là. Je suis très fier d’être français et de représenter ce maillot. »

La génération ‘’TP’’, Boris Diaw et Florent Piétrus a encore une touche à apporter pour peaufiner un vrai chef d’œuvre débuté il y a deux mois par une préparation qui fleurait déjà bon. Elle devra se sortir des tentacules du champion d’Europe en titre et adversaire quasiment intouchable. Les Bleus en ont déjà fait les frais à deux reprises lors du dernier mois : une rouste en amical en août (77-53) et une autre la semaine dernière dans un match « pour du beurre » (96-69). « Quand on a perdu à Almeria (77-53 en match amical, ndlr), Vincent (Collet) nous avait dit que ce serait bien de les battre - pas en poule - mais la deuxième fois qu’on les jouerait à l’Euro, c’est à dire en finale, rappelle Nicolas Batum. C’était notre objectif. » Voilà, ils y sont.

Avec la qualification pour les JO de Londres en poche, les hommes de Vincent Collet arrivent libérés. Les succès face à l’Allemagne, l’Italie, la Serbie, la Turquie, la Lituanie, la Grèce et la Russie les ont aussi décomplexés. « C’est fort ce qu’on a fait. Ce championnat d’Europe restera dans nos mémoires parce qu’il est très relevé », s’enthousiasme Parker. La plus belle page reste à écrire.

Nicolas Couet avec François Giuseppi