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Les Bleus dans l’enfer de Cagliari

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Privés de Tony Parker, les hommes de Vincent Collet disputent ce soir une rencontre décisive en Italie, pour le compte des repêchages à l’Euro 2009.

Le parquet de Cagliari s’apprête à faire des étincelles. Ce soir, l’équipe de France de basketball se déplace en Italie à l’occasion du premier match de repêchage à l’Euro 2009 (qui se déroulera en Pologne au mois de septembre). Une rencontre déjà décisive pour la qualification.

Dans un groupe complété par la modeste Finlande, les Bleus n’ont pas le droit à l’erreur face aux robustes transalpins. S’ils souhaitent se mesurer au gratin continental à la rentrée, les hommes de Vincent Collet doivent ramener un résultat de Sardaigne. Sans leur maître à jouer, Tony Parker. Ce dernier a été contraint de retourner aux Etats-Unis, sur demande de son club. Son retour dans l’effectif est prévu demain. Le meneur de jeu des San Antonio Spurs sera normalement présent ce week-end à Pau contre les Finlandais. Mais en attendant, ses partenaires vont devoir composer sans lui. « Tony est un joueur très important. Il a beaucoup d’impact sur le terrain et en dehors. Sans lui, ce n’est pas impossible de gagner mais ça sera beaucoup plus difficile », résume le jeune meneur du Mans, Antoine Diot, appelé en renfort suite aux forfaits consécutifs de Parker, Gomis et Diarra. « Au Mondial 2006, Tony n’était pas là et on a prouvé qu’on pouvait jouer sans lui », nuance tout de même Florent Pietrus, l’intérieur de Valence, en Espagne.
En tant que pilier de la sélection, l’aîné des Pietrus sera chargé, avec l’appui de Boris Diaw, d’encadrer un groupe particulièrement jeune. « C’est important de montrer la voie aux joueurs qui arrivent. Ça va être un gros challenge à relever. On va là-bas pour faire un résultat. C’est un match qui vaut double à l’extérieur. Mais on a les épaules pour aller chercher la victoire », assure-t-il. « On hâte d’y être, renchérit Nicolas Batum, l’ailier de Portland. Ça va être une rencontre difficile, on le sait. Il va falloir être sérieux, bien appliquer les consignes et tout donner pour ne rien regretter. » En clair : gagner, dans l’idéal. Mais surtout ne pas s’écrouler. « L’objectif n°1, c’est de ne pas voler en éclats. Si on ne l’emporte pas, il ne faut pas qu’on se fasse punir. L’écart ne doit pas excéder dix points », prévient le coach Vincent Collet.

La tâche s’annonce compliquée dans un petit stade de 2400 personnes qui ressemblera à une véritable poudrière. Une perspective qui ne semble pas effrayer outre mesure les jeunes pousses tricolores. « J’ai déjà des joué dans des salles combles, argue le meneur de Nanterre, Edwin Jackson, 19 ans. La semaine dernière en Grèce – lors de l’Euro Espoirs au cours duquel la France a terminé deuxième ndlr -, il y avait des gens partout. Ils nous balançaient de l’eau, limite on nous crachait dessus pendant le match. Donc même si on est jeune, on est apte à gérer ce genre de contexte. »

Une assurance qui sera nécessaire pour contrer une formation italienne emmenée par le redoutable duo de Toronto : Marco Belinelli et Andrea Bargnani. « L’Italie est une équipe qui joue très large en s’appuyant sur un excellent jeu de passes, détaille Collet. On va devoir s’adapter défensivement pour les tenir dans les duels. Il faut qu’on soit prêt à livrer un combat physique et mental. » Histoire de ne pas hypothéquer d’entrée tout espoir de qualification.

Alexandre Jaquin avec Georges Quirino (RMC Sport)