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Les Françaises veulent laver l’affront !

Céline Dumerc

Céline Dumerc - -

Presque un an après leur inexplicable défaite en quarts de finale du dernier Mondial, les Bleues retrouvent l’Espagne lors du premier match du deuxième tour de l’Euro 2011, mercredi (20h30) à Katowice. Et il y a de la revanche dans l’air dans le camp français !

Le souvenir est tenace, indélébile. Non, Pierre Vincent n’a rien oublié de ce quart de finale de championnat du monde perdu face à l’Espagne (71-74 a.p). Le scénario cauchemar de cette rencontre, le sélectionneur des Bleues ne l’a pas digérée non plus. Octobre 2010, les Tricolores mènent alors de 13 points lors du dernier quart-temps. La demi-finale est à portée de bras mais une flopée de maladresse scelle la fin de l’aventure tchèque. Neuf mois plus tard, le sélectionneur des Bleues ne comprend toujours pas. « Ce match, on ne doit jamais le perdre. Lors de ce championnat du monde, on avait fait une super compétition. C’est pour ça que cela reste une énorme frustration pour nous. »

Cette frustration, Pierre Vincent, la porte toujours en lui. A tel point que lorsque l’opportunité d’un match amical contre l’Espagne se présente avant l’Euro, le futur entraîneur de l’ASVEL a opposé son veto. « Je ne voulais pas qu’on se venge en amical. Cela n’aurait compté pour rien », balance-t-il. Résultat, les filles de Pierre Vincent sont restées invaincues lors de leur tournée amicale (six succès en autant de rencontres). De quoi regonfler le moral de ses joueuses : « Cette défaite contre l’Espagne l’année dernière nous a fait du mal. Clairement, ce match nous est resté en travers de la gorge. Mais il ne faudra pas inutilement se mettre de pression », assure l’ailière française, Endené Miyem. 

 « On a les crocs »

Avec Sandrine Gruda, Isabelle Yacoubou, Emilie Gomis, absentes en République Tchèque, les Bleues, championnes d’Europe en titre, ont une belle carte à jouer, mercredi (20h30). « Certes, l’Espagne est une bonne équipe qui est sur les podiums européens et mondiaux depuis dix ans, souligne Pierre Vincent. Mais contre eux, on ne doit être ni inquiet, ni anxieux. Puis, on garde le souvenir de ce qui s’est passé en quarts de finale. On veut laisser ça derrière nous et c’est pour ça qu’on a les crocs. »

Florian Fieschi avec J. Sir.